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Le Ministre du dveloppement international du Royaume-Uni, M.Stephen OBrien, a dclar, cet aprs-midi, quaucun pays navait jamais ralis une rduction significative de son niveau de pauvret sans un leadership clair et un effort consenti par son gouvernement, notamment en facilitant la mise en place dun environnement favorable la cration dentreprises et la consolidation de la fiscalit. Ainsi, la Ministre des affaires trangres et de la coopration du Rwanda a pris pour exemple les actions menes par le Gouvernement rwandais, qui na pas hsit, ces dernires annes, engager toutes les parties prenantes dans llaboration dun modle socioconomique inclusif au service de tous les citoyens. Selon Mme Louise Mushikiwabo, un leadership efficace reste la condition sine qua non pour y parvenir, ce qui constitue un dfi relever pour de nombreux PMA. Mais pas pour le Rwanda, a-t-elle affirm en substance, rappelant quen 2009 et 2010, la Banque mondiale avait dsign son pays parmi les meilleurs rformateurs au monde. Lun des secrets de la russite du Rwanda en matire de promotion de son propre dveloppement, a-t-elle expliqu, est lintgration des femmes aux stratgies nationales de dveloppement. Cest un domaine dans lequel le Rwanda, pourtant lun des pays les plus pauvres du monde, se distingue depuis longtemps. Les PMA, a dit la Ministre avec encouragement, doivent oprer une rvolution des mentalits, afin de passer dune situation de dpendance lautosuffisance, ceci, avec le soutien de la communaut internationale. La dimension du genre et le respect de la parit entre les sexes revtent galement une importance particulire dans la politique de coopration de lAutriche, a expliqu le Secrtaire dtat autrichien auprs du Ministre des affaires europennes et internationales de ce pays, M.Wolfgang Waldner. Cet intrt, a-t-il prcis, sest traduit par lorganisation, hier soir, en marge de la Confrence dIstanbul, dun vnement parallle, en collaboration avec le Gouvernement du Luxembourg et le Fonds dquipement des Nations Unies (FENU), sur la promotion de lautonomisation conomique des femmes par linclusion financire et le dveloppement agricole. Rappelant que son pays avait longtemps t bnficiaire dune aide au dveloppement avant den devenir un acteur et un donateur part entire, le Ministre des affaires trangres de la Hongrie, M.Jnos Martonyi, a fait part de lexprience hongroise en matire de mise en place dun cadre institutionnel destin mieux utiliser laide reue au niveau international. Le Ministre des affaires trangres du Libria, M.Toga Gayeweah McIntosh, a dfendu son tour lindispensable appropriation, par les PMA, de leurs programmes de lutte contre la pauvret. Il sagit pour les PMA de trouver les moyens dexploiter le potentiel immense dont ils disposent et de tirer avantage des opportunits de la mondialisation, a-t-il dit, en appelant les dirigeants de ces pays mobiliser toute la volont politique ncessaire pour organiser et mettre leurs ressources nationales au service du dveloppement. Nous devons toujours avoir lesprit les grandes lignes que tracera le futur programme daction dIstanbul, a-t-il ajout, avant dexhorter les PMA sacquitter sans relche de la mise en uvre de ce programme, tout en menant le combat ncessaire contre les insuffisances structurelles qui les affectent. Le Secrtaire dtat aux affaires trangres et la coopration du Portugal, M. Joo Gomes Cravinho, a estim que le nouveau modle de coopration internationale avec les PMA devra sappuyer sur les principes clefs que sont lappropriation nationale, la consultation multilatrale, lautovaluation des besoins, et leur intgration au sein des efforts plus larges de promotion du dveloppement durable et de la bonne gouvernance. M.Cravinho a galement appel la communaut internationale faire preuve de plus de prudence en ce qui concerne lapplication des rgles de gradation des pays hors de la catgorie des PMA. La Confrence tiendra demain son dernier dbat thmatique sur le dveloppement humain et social, lgalit des sexes et lautonomisation des femmes. Le dbat plnier de la Confrence des Nations Unies sur les pays les moins avancs se poursuivra demain, jeudi 12mai, partir de 10heures. QUATRIME CONFRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCS Suite du dbat gnral Sexprimant galement au nom de la Sude, M. IBPETERSEN, Secrtaire dtat la politique de dveloppement du Danemark, sest flicit de la prise de conscience qui sest faite autour de la situation des PMA et des progrs que ces derniers ont accomplis au cours de la dcennie coule. Il faudra toutefois que le programme daction dIstanbul ne reste pas lettre morte, a-t-il souhait. Prconisant la mise en place dun environnement propice la cration dentreprises dans les PMA, M.Petersen a dclar que la situation des jeunes devait tre prise en compte de manire plus systmatique dans les politiques de dveloppement. En ce qui concerne le commerce, le Secrtaire dtat du Danemark sest flicit de ladoption, par lUnion europenne, de nouvelles rgles dorigine, qui prsentent dnormes avantages aux PMA ralisant des changes commerciaux avec les tats europens. Plusieurs de ces pays europens figurent dailleurs parmi les pays donateurs qui viennent en aide aux PMA, a relev M.Petersen. Il faut cependant admettre que laugmentation de lAPD ne peut elle seule rpondre aux besoins de ces pays, a-t-il estim, en suggrant de mettre laccent sur lefficacit de laide. M. ABDIWELI MOHAMED ALI GAAS, Vice-Premier Ministre et Ministre de la planification et de la coopration internationale de la Somalie, a mis laccent sur limportance de la bonne gouvernance et de la primaut du droit. Il a dit que la qualit des institutions nationales constituait la premire ressource fondamentale dun tat pour la ralisation de ses objectifs de dveloppement. Ce sont les institutions en place qui faonnent les infrastructures qui permettront de produire de la croissance, a-t-il insist. Le Ministre somalien a reconnu que les PMA souffraient dune mauvaise gestion qui fait que la pauvret y subsiste malgr lexistence dnormes ressources naturelles. Mettant laccent sur limportance de la primaut du droit, il a expliqu que cest labsence de capacits qui permettraient de sacquitter des droits de proprit intellectuelle qui empche les pays pauvres dacqurir les technologies disponibles ailleurs. Le succs des PMA sera tributaire des institutions nationales quils seront en mesure de mettre en place, a insist M.Mohamed Ali en mettant laccent sur limportance de la bonne gouvernance, de la transparence et de la responsabilisation. La qualit dune administration se mesure aussi son niveau dindpendance par rapport au pouvoir politique, a-t-il estim. Il a dit quil est important de disposer de politiques conomiques, fiscales, montaires et commerciales saines, en rappelant que lexcdent montaire et linflation pouvaient constituer une source dinstabilit. Le Vice-Premier Ministre de la Somalie a soulign que les tats devraient mettre en place des cadres de dcentralisation et favoriser lavnement de gouvernements locaux autonomes. M. ZACARIAS ALBANO DA COSTA, Ministre des affaires trangres du Timor-Leste, a mis le vu que le programme daction dIstanbul comble les lacunes et tire les enseignements de celui de Bruxelles, afin de servir les intrts des PMA sur le long terme. Cela est dautant plus important que le tout dernier rapport sur le dveloppement dans le monde rvle quaucun des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD) na t atteint par les pays faible revenu ou ceux qui sont touchs par un conflit. Pour sa part, a affirm M.Da Costa, le Timor-Leste a fait des progrs dans les domaines de lradication de la pauvret, de la rduction de la mortalit infantile, de la sant maternelle et du taux de scolarisation. Au nombre des ralisations du Timor-Leste, le Ministre a cit la reprsentation des femmes au sein du Parlement, qui atteint 29% et, plus gnralement, llargissement de leur accs lducation. Reconnaissant son tour limportance pour les PMA de sapproprier leur propre dveloppement, il a expliqu que le Timor-Leste avait entrepris des rformes de la gestion de ses finances publiques et mis en place des commissions anticorruption et de service civil. Le Timor-Leste, qui dpend de lexploitation de ses ressources en minerais et en hydrocarbures, a mis en place des procdures avalises par lInitiative de transparence des industries extractives (ITIE), sest flicit en conclusion le Ministre. M. SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA, Ministre des affaires trangres et de la coopration internationale du Mali, a mis laccent sur les efforts que les PMA doivent faire, notamment en matire de rformes structurelles, pour prendre la direction de leur propre dveloppement. Illustrant son propos, il a dit que le Mali a mis en place un cadre stratgique de lutte contre la pauvret pour la priode 2002-2006 au lendemain de la Confrence de Bruxelles (2001). Si la deuxime partie de la mise en uvre de cette stratgie est en cours pour la priode 2007-2011, la troisime (2012-2017) est dj en gestation, a prcis le Ministre malien. Pour complter cette architecture de planification, le Gouvernement du Mali a galement labor un plan dcennal stalant sur la priode 2006/2015 pour la ralisation des OMD. M.Boubeye Maiga a indiqu que son pays avait fait un effort particulier pour lamlioration de la productivit agricole, dans lequel sont impliqus 70% de la population du Mali. Il a prcis que 20% du budget national tait affect ce secteur. Il a ajout que le Gouvernement du Mali avait aussi dcid de procder une augmentation de la pression fiscale, et de renforcer le partenariat public-priv tous les niveaux, dans le cadre de la promotion du secteur priv comme moteur du dveloppement conomique. Lefficacit de laide tant un lment crucial de laide au dveloppement, le Mali a souscrit la Dclaration de Paris et au processus de rforme des activits du systme des Nations Unies, a-t-il prcis. Le Mali a labor son rapport national sur le scnario de Gleanagles pour le pilotage de la ralisation des OMD, a indiqu M.Boubeye Maiga. Le Ministre malien a espr que cette quatrime Confrence des Nations Unies sur les PMA sera loccasion de tenir compte des proccupations, des vulnrabilits et des besoins spcifiques des PMA. M. LUCIEN MARIE NOEL BEMBAMBA, Ministre de lconomie et des finances du Burkina Faso, a rappel que son pays, en plus dtre un PMA, est aussi un pays sans littoral confront aux alas climatiques de la scheresse et de la dsertification et dispose de peu de richesses naturelles. Ces handicaps gographiques constituent autant de freins aux efforts nationaux burkinab visant crer les conditions dun dveloppement durable, a-t-il fait observer. Nous nen avons pas moins ralis des avances encourageantes dans la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles, a-t-il prcis, notamment dans le dveloppement des infrastructures socioconomiques de base, le renforcement de ltat de droit et des institutions rpublicaines, la consolidation des actions de lutte contre la pauvret, la promotion de lemploi des jeunes et la formation du capital humain. M.Zakane a galement cit les progrs accomplis dans les domaines de lducation, de la couverture sanitaire, de la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/sida, ainsi que dans laccs leau potable. Malgr tout, le Burkina Faso reste un pays pauvre et fragile, vulnrable aux chocs exognes, tels que la hausse des prix du ptrole, les effets indirects des conflits qui ont rcemment frapp plusieurs pays de lAfrique de lOuest et les changements climatiques. En outre, a rappel le reprsentant, en fvrier, mars et avril 2011, le Burkina Faso a d faire face une crise sociale sans prcdent qui sest traduite par des manifestations violentes de civils et de militaires rclamant de meilleures conditions de vie. Sil sest dit convaincu de la ncessit dadhrer au principe de lappropriation nationale, M.Zakane a soulign que le soutien de la communaut internationale demeure indispensable pour permettre un PMA comme le Burkina Faso de raliser son dveloppement. M. OSMAN MOHAMMED SALEH, Ministre des affaires trangres de lrythre, a rappel quil y a aujourdhui 100 millions de pauvres de plus quen 1990, rien quen Afrique subsaharienne, et que 24000personnes meurent chaque jour dans le monde en raison de la faim ou de maladies lies la faim. Tout en se rjouissant que la part des PMA dans le commerce international soit passe de 0,62% 1,08% entre 2002 et 2008, il a regrett que tous les produits des PMA naient pu atteindre lobjectif dun accs sans droit douanier, sans quota, et sans taxe aux marchs des pays dvelopps. Il a dit que le March commun de lAfrique orientale et australe (COMESA) tait un exemple de rgime dintgration conomique et de coopration rgionale et sous-rgionale. Mme si le montant total de laide aux PMA est pass de 36,7 46,6milliards de dollars entre 2007 et 2008, seuls neufs donateurs ont atteint lobjectif de consacrer 0,15% de leur PIB laide au dveloppement des PMA pendant la priode voque. Face la persistance des crises conomique et financire et linsuffisance de laide au dveloppement, le Ministre des affaires trangres de lrythre a estim que la mobilisation des ressources nationales demeurait le vritable moteur des succs que recherche lrythre. M. AHMED NASEEM, Ministre des affaires trangres des Maldives, a dclar quil fallait prendre bras le corps les problmes auxquels se heurtent les PMA en sefforant de combler les lacunes du Programme daction de Bruxelles. Aussi a-t-il recommand que celui dIstanbul accorde la priorit aux programmes et aux mesures de soutien aux pays les moins avancs, en mobilisant tous les outils disponibles, y compris la coopration Sud-Sud. Affirmant que les PMA se trouvaient la croise des chemins, le Ministre a dclar quil fallait tirer parti des expriences acquises au cours de la dcennie coule pour atteindre lobjectif que souhaitent atteindre tous les PMA, avec le soutien de la communaut internationale. M. JNOS MARTONYI, Ministre des affaires trangres de la Hongrie, a rappel que son pays a t longtemps bnficiaire dune aide au dveloppement avant den devenir un acteur et un donateur. Il a dit que lexprience de la Hongrie en matire de mise en place dun cadre institutionnel ncessaire la valorisation de laide reue pouvait tre dune grande utilit aux pays en dveloppement. Il a mis laccent sur la ncessit de lattnuation des effets des changements climatiques en prcisant que la Hongrie a vers un million deuros au fonds des PMA tabli par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il a estim quil est important daccorder une grande attention la gestion de leau et la protection et lexploitation prenne des ressources hydriques. Il est essentiel, a encore insist le Ministre des affaires trangres de la Hongrie, de sattaquer la pauvret rurale pour aider les PMA lutter contre lextrme pauvret et la malnutrition. M. JOSEPH BANDABLA DAUDA, Ministre des affaires trangres de la Sierra Leone, a rappel que les transformations structurelles observes dans les PMA entre 2002 et 2007 avaient t remises en cause par les crises conomique et financire qui ont clat en 2008. Rappelant son tour le bilan mitig du Programme daction de Bruxelles, il a appel tous les partenaires de dveloppement respecter leurs engagements sagissant de laide publique au dveloppement (APD). Il a mis le vu que le programme daction dIstanbul puisse profiter aux 880millions de personnes vivant dans les pays les moins avancs. Les leons tires du prcdent Programme daction en faveur des PMA, adopt Bruxelles en 2001, doivent tre retenues au moment de la mise en uvre du nouveau document qui sera adopt vendredi Istanbul, et qui devra comprendre part gale des politiques nationales et des mesures de soutien internationales afin de permettre aux PMA de raliser dici 2015 les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD), a prconis M. Dauda. M. SAMIR YOUSEF ALI EL SAYYAD, Ministre du commerce et de lindustrie de lgypte, a parl des efforts dploys par son pays pour parvenir une dmocratie qui garantira la justice sociale et lquit. Il a dit que lgypte avait lambition de retrouver le rle qui tait le sien dans sa sphre culturelle et rgionale et de participer pleinement au cadre du March commun de lAfrique orientale et australe ainsi quau Nouveau Partenariat pour le dveloppement de lAfrique (NEPAD). M. Ali El Sayyad a dit que lAfrique demeurait la priorit de lgypte en matire de politique trangre et prcis que son pays tenait apporter un soutien aux PMA africains. Le Ministre du commerce et de lindustrie de lgypte a indiqu quil se rendra, au terme de cette Confrence, une runion ministrielle de la COMESA pour rflchir notamment au rle que peut jouer lgypte et lappui quelle peut apporter aux initiatives africaines en matire de commerce. Il a jug essentiel, au regard de la lutte contre la malnutrition et contre la pauvret, de prendre en compte les capacits productives agricoles des PMA. Le Ministre gyptien a exhort lOMC se pencher sur la question des conditions prfrentielles accorder aux produits en provenance des PMA. Il a invit les pays dvelopps faciliter les transferts de technologies vers les pays en dveloppement et a prconis aux PMA de mieux lutter contre la corruption, afin de maximiser lefficacit de laide. Il sest flicit du potentiel de valeur ajoute de la coopration triangulaire, tout en rappelant le caractre complmentaire des cooprations Sud-Sud et Nord-Sud. Mme LOUISE MUSHIKIWABO, Ministre des affaires trangres et de la coopration du Rwanda, a dclar que les PMA devraient faire preuve dinnovation pour mettre en uvre des plans daction labors au niveau national et tenant compte de leurs ralits. Pour en raliser lappropriation nationale au moment de la mise en uvre, ils doivent faire preuve dun leadership nergique, a-t-elle assur, en prenant pour exemple son propre pays, o le dveloppement conomique est all de pair avec la lutte contre la pauvret et lexpansion de la couverture sociale. En outre, des campagnes de lutte contre le paludisme et le VIH/sida ont t lances par le Gouvernement rwandais, qui sest galement efforc de fournir une ducation toute une gnration de fillettes et de jeunes filles de manire leur permettre de prendre pleinement part au dveloppement conomique du Rwanda, a dit Mme Mushikiwabo. Elle a prconis aux PMA de nouer des partenariats avec des pays mergents, comme la Turquie, pour pouvoir bnficier de leur exprience, et de rompre avec lesprit de dpendance qui prvaut trop souvent dans les pays pauvres ou dfavoriss. La Ministre a ajout quil ne fallait pas abandonner leur sort les pays qui sortent dun conflit, soulignant cet gard le rle que peuvent jouer des entits comme la Commission de consolidation de la paix (CCP). M. TOGA GAYEWEAH MCINTOSH, Ministre des affaires trangres du Libria, a mis laccent sur lindispensable appropriation, par les PMA, des programmes de lutte contre la pauvret. Il sagit de trouver les moyens dexploiter le potentiel immense des PMA et de tirer avantage des opportunits de la mondialisation, a-t-il dit, en appelant les dirigeants de ces pays mobiliser toute la volont politique ncessaire pour organiser et collecter les ressources nationales des PMA et les mettre au service de leur dveloppement. Nous devons toujours avoir lesprit les grandes lignes que tracera le futur programme daction dIstanbul, a-t-il ajout, avant dexhorter les PMA sacquitter sans relche de la mise en uvre de ce programme tout en menant le combat ncessaire contre les insuffisances structurelles qui affectent leurs pays. M. KHANDU WANGCHUK, Ministre des affaires conomiques du Bhoutan, a mis laccent sur la notion de solidarit qui doit prvaloir entre PMA, pays dvelopps, et pays mergents. La communaut internationale doit honorer les engagements quelle a pris dans le cadre du Consensus de Monterrey sur le financement du dveloppement, a-t-il dit. Le Bhoutan est en voie de raliser les OMD avant la date butoir, en 2015, sest-il flicit, avant de dire que le bonheur du peuple tait une priorit du Gouvernement. Le Bhoutan est un petit pays sans littoral et ne connait que trop bien les dangers auxquels les changements climatiques lexposent, a ensuite soulign le Ministre. Aussi, le Bhoutan sest-il engag dans une coopration rgionale afin de mettre en place des mesures dadaptation et dattnuation des effets du rchauffement de la plante. Selon M. Wangchuk, la mise en uvre du futur programme daction dIstanbul passera par une coopration Sud-Sud, qui doit savrer complmentaire de celle quentretiennent les PMA avec les pays dvelopps. M. ANTOINE GAMBI, Ministre des affaires trangres de la Rpublique centrafricaine, a indiqu que le Gouvernement centrafricain sest fix comme objectif de rduire de prs de 10% en 2010 le taux de pauvret de sa population. Pour ce faire, il a t prvu de raliser un taux de croissance conomique de 8,5% 11,4% et de relever le taux dinvestissement public de 17,8% 24,7% pendant la priode 2008/2010. Malheureusement, a-t-il not, le taux de croissance annuel moyen, de 2%, durant la priode 2001-2010, a t largement en dessous de toutes les prvisions, et insuffisant pour atteindre lobjectif fix en matire de rduction de la pauvret. En qute de stabilit et de progrs conomiques, la Rpublique centrafricaine (RCA) sest engage depuis mars 2003 dans la promotion de la bonne gouvernance et la construction dun tat de droit, a indiqu le Ministre. La RCA a fait des progrs considrables dans lexcution de la mise en uvre des recommandations et des actions prioritaires ayant permis datteindre lligibilit lInitiative en faveur des pays pauvres trs endetts (Initiative PPTE). Pour consolider la promotion de la gouvernance et des rgles de ltat de droit, le Gouvernement a mis laccent sur quatre piliers prioritaires: la gouvernance politique et dmocratique, la gouvernance administrative; la gouvernance judiciaire, et la gouvernance conomique et la lutte contre la corruption. Le Ministre des affaires trangres de la RCA a galement prsent les initiatives prises par son pays dans le domaine de la sant et de la promotion des capacits de production afin de saisir les opportunits prsentes par la mondialisation. Il a appel tous les partenaires de dveloppement retenir tous les programmes prioritaires contenus dans le second Document de stratgie pour la rduction de la pauvret (DSRP2), qui est en phase de finalisation. Parmi les priorits figurent lnergie, la scurit alimentaire, lducation de base, la sant et la construction des infrastructures. Sexprimant dans un premier temps au nom du Groupe des 15 (G-15), M.NEOMAL PERERA, Vice-Ministre des affaires trangres du Sri Lanka, a rappel que les pays de ce Groupe staient tourns, lors de leur dernier Sommet, tenu Thran en mai 2010, vers la communaut internationale et les institutions financires internationales pour leur demander de respecter leurs engagements, notamment ceux pris en matire daide publique au dveloppement. lheure o la Confrence dIstanbul se runit, le G-15 exprime sa proccupation devant les problmes structurels rencontrs par les pays les moins avancs, a soulign le reprsentant. Sexprimant ensuite strictement en sa qualit de reprsentant national du Sri Lanka, M. Perera a rappel que son pays avait russi sa gradation de la catgorie des pays les moins avancs, pour faire dsormais partie de celle des pays moyen revenu. Avec une conomie encore vulnrable, le Sri Lanka ne connait que trop bien les dfis auxquels sont confronts les PMA, a soulign le Vice-Ministre des affaires trangres. Mon gouvernement, a-t-il poursuivi, sest lanc dans la reconstruction et la rhabilitation du Nord et de lEst du Sri Lanka, dchirs par un long conflit. Ses efforts sont dsormais dirigs vers la rconciliation et la promotion de la justice entre Sri-lankais et vers la relance de la croissance conomique, qui atteint un rythme annuel de 8%. M. WOLFGANG WALDNER, Secrtaire dtat Secrtaire dtat aux affaires trangres de lAutriche, a indiqu que son pays accordait une grande attention la dimension du genre dans sa politique de coopration. Il a indiqu que cet intrt sest traduit par lorganisation, hier soir, Istanbul, dun vnement parallle inscrit dans lordre du jour de cette Confrence, en collaboration avec le Gouvernement du Luxembourg et le Fonds dquipement des Nations Unies (FENU). Le thme de cet vnement portait sur la promotion de lautonomisation conomique des femmes par linclusion financire et le dveloppement agricole, a prcis M.Waldner. Par ailleurs, il a rappel quen dclarant 2012 Anne internationale de lnergie durable pour tous, lAssemble gnrale des Nations Unies a reconnu limportance de laccs aux nergies durables pour les pays en dveloppement. Lapproche adopter en la matire, a-t-il ajout, est lie la stratgie de lutte contre les changements climatiques. Il a rappel lobjectif qui consiste, au niveau mondial, permettre, dici 2030, deux milliards de personnes daccder des nergies, rduire lintensit nergtique de 40%, et garantir que 30% de lnergie consomme soit renouvelable. Le Ministre des affaires trangres de lAutriche a rappel que son pays appelait depuis longtemps une plus grande reconnaissance de limportance de lnergie dans les politiques et coopration de dveloppement. Lnergie et le dveloppement constituent un des thmes prioritaires de nos programmes de dveloppement en Afrique de lOuest, en Amrique centrale, au Bhoutan et dans les Balkans, a prcis M.Wolfgang Waldner. Il a galement indiqu que lAutriche accueillera Vienne, du 21 au 23 juin 2011, un forum sur lnergie intitul nergie pour tous - le temps dagir. Ce forum sera, entre autres, organis en coopration avec lOrganisation des Nations Unies pour le dveloppement industriel (ONUDI) et lInstitut international pour lanalyse des systmes appliqus (IIASA). Mme JAN OSULLIVAN, Ministre dtat charge du commerce et du dveloppement de lIrlande, a rappel que le Programme daction de Bruxelles a reconnu que la faim tait une des principales formes de manifestation de la pauvret dans les PMA. Le fait que 32% de la population des PMA souffrait de malnutrition en 2007 dmontre que les progrs accomplis ont t insuffisants, a dit MmeOSullivan. Elle a dit que parvenir la scurit alimentaire et rduire la faim taient des priorits pour lIrlande. Elle a jug essentiel daugmenter les investissements dans lagriculture et la recherche agricole, afin dradiquer la faim long terme. Si lAPD est essentielle au dveloppement et la ralisation des OMD, elle nest pas le seul facteur favorisant lavnement dun dveloppement durable et dune croissance conomique inclusive, a dit la Ministre du commerce et du dveloppement de lIrlande, avant de rappeler que le commerce et linvestissement taient tout aussi vitaux pour le dveloppement conomique et la rduction de la pauvret. Avec LUnion europenne, a-t-elle ajout, lIrlande soutient des initiatives qui donnent la priorit aux besoins des PMA, dont linitiative sur laccs des produits des PMA aux marchs europens, dnomme Tout sauf les armes. Nous travaillons aussi sur la conception daccords en matire de commerce et de dveloppement qui rpondent aux besoins des PMA et continuons rechercher la conclusion des ngociations commerciales du Cycle de Doha de manire ce quelles soient ambitieuses, compltes, quilibres et orientes vers le dveloppement, a-t-elle soulign. Mme DD AHOEFA EKOUE, Ministre charge de la planification du dveloppement et de lamnagement du territoire du Togo, a indiqu que son pays avait renforc ses activits minires et portuaires, ainsi que ses secteurs financier et agricole dans le souci de promouvoir une croissance conomique indispensable au dveloppement. Elle a voqu les investissements faire dans lagriculture, qui emploie 70% des personnes actives au Togo et reprsente 40% de lconomie togolaise. Sur le plan de la gouvernance conomique, MmeEkoue Dd a indiqu que le Togo a travaill la mise en uvre de rformes majeures qui lui ont permis datteindre, en dcembre 2010, le point dachvement de lInitiative en faveur des pays pauvres trs endetts (PPTE). Latteinte de cet objectif, a-t-elle ajout, nous permet de nous librer du fardeau de la dette et nous donne une marge financire pour accrotre nos investissements. Outre les efforts de rforme au niveau national, la Ministre togolaise a reconnu que les appuis financiers de lUnion europenne et de la Banque mondiale ont jou un rle dterminant dans les progrs du Togo. Elle a jug que le partenariat mondial tait essentiel pour le dveloppement des infrastructures de transport, dnergie et de communication dans une perspective dintgration rgionale. Elle a dit que laide au dveloppement tait importante pour soutenir les capacits de production des diffrents secteurs conomiques, ainsi que la comptitivit et la diversification de lconomie, la promotion de lindustrialisation et le transfert de technologies. En outre, elle a jug fondamental dacclrer le financement de ladaptation aux effets des changements climatiques tel que convenu Cancn, et dutiliser les mcanismes de financement existants, comme par exemple, les Fonds dinvestissement pour le climat (FIC). M. ANDREY DENISOV, Premier Vice-Ministre des affaires trangres de la Fdration de Russie, a souhait que la Confrence dIstanbul aboutisse un document final dont les dispositions rpondent pleinement aux besoins spcifiques des PMA. Le Sommet sur les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement, qui a eu lieu en septembre 2010 New York, est devenu un jalon dans la mise en uvre de lagenda social et conomique mondial, a-t-il rappel, et ses conclusions ne doivent pas tre ngliges dans llaboration du prochain programme daction en faveur des PMA. Pour sa part, la Fdration de Russie a renforc ses programmes de coopration, que ce soit dans le cadre de lONU, ou sur le plan rgional ou bilatral, a indiqu M. Denisov. La Fdration de Russie cherche en outre accrotre sa contribution de ressources au profit des PMA, notamment en augmentant son financement des programmes dassistance alimentaire. cet gard la Fdration de Russie a vers une contribution au PAM de 20millions de dollars en 2010, a indiqu M. Denisov, qui a en outre raffirm lengagement pris par son gouvernement envers la bonne mise en uvre du Programme dAlmaty. Il a propos que des mesures trs concrtes soient prises pour assurer de bonnes oprations de transport et de logistique dans la rgion eurasienne. M. FU ZIYING, Vice-Minitre du commerce de la Chine, a dclar que le Gouvernement chinois a publi, il y a deux semaines, un document qui donne une image densemble de laide verse au dveloppement par son pays. Il a prcis que la part de laide au dveloppement consacre aux PMA par son pays est passe de 40 50% entre 2009 et 2010. Il a indiqu que la Chine avait, au cours des 60dernires annes, fourni une assistance conomique et technique 46PMA dans le cadre de plus dun millier de projets de dveloppement. Dans le domaine de la sant, il a prcis que 60 quipes mdicales chinoises, avec un effectif total de 1300 personnes, intervenaient actuellement dans 57pays. Dans le domaine de la dette, le Vice-Ministre du commerce a indiqu qu la fin 2010, son pays avait sign un protocole dallgement de la dette avec 50pays, ce qui sest traduit par lannulation de 423dettes, dont 23,8 milliards de dettes cumules par 44 PMA. Dans le domaine du commerce, M.Fu a dit que la Chine a ouvert ses marchs aux produits des PMA et quelle les aide renforcer leurs capacits commerciales. Il a indiqu que la Chine appliquera le principe de tarif zro 95% des produits en provenance des PMA. En ce qui concerne le renforcement des capacits, la Chine a form 26000officiels et personnels techniques des PMA, a-t-il encore prcis. M.Fu an ensuite indiqu que, dans le cadre de son douzime plan quinquennal, la Chine renforcera son aide et sa coopration destination des PMA, notamment dans les domaines de la sant, de lducation, de leau et des nergies renouvelables. Enfin, dans le souci de renforcer les capacits des PMA, la Chine a pour ambition dassurer la formation de 80000personnes originaires des PMA dans les cinq prochaines annes, a-t-il ajout. M. STEPHEN OBRIEN, Ministre du dveloppement international du Royaume-Uni, a dclar quaucun pays navait jamais ralis une rduction significative de la pauvret sans disposer dun leadership clair et dun effort consenti de la part de son gouvernement. Le moins que puisse faire ce dernier, cest de mettre en place un environnement favorable la cration dentreprises et demplois ainsi qu la consolidation de sa fiscalit. Plusieurs PMA ont galement t assez aviss pour investir dans lducation des femmes et des filles, qui doivent tre pleinement intgres aux programmes et aux stratgies de dveloppement au niveau national, a not M. OBrien. Les pays qui ont rduit leur taux de pauvret lont fait en adoptant des politiques de croissance et en maximisant les profits de cette croissance, a ajout le Ministre, qui a cependant rappel que sans possibilits relles dexporter, les PMA ne parviendront pas assurer leur dveloppement durable. Aussi la Confrence dIstanbul doit-elle lancer un signal: savoir que le Cycle de ngociations commerciales de Doha doit aboutir un accord qui soit de nature satisfaire les PMA. Le commerce international peut tre un moteur trs puissant pour raliser le dveloppement des pays qui en ont besoin. De notre ct, a poursuivi M.OBrien, nous devons honorer nos engagements en portant lAPD 0,7% de notre PIB. M. JOO GOMES CRAVINHO, Secrtaire dtat aux affaires trangres et la coopration du Portugal, a dclar que le futur programme daction dIstanbul sera en partie le fruit de lvaluation de lapplication des prcdents engagements. Il a rappel que le Portugal a organis en octobre 2010 Lisbonne, une runion ministrielle sur le renforcement de la mobilisation des ressources pour les PMA. Cette rencontre a t loccasion de mettre laccent sur les principaux dfis qui se posent aux PMA et de tirer des conclusions qui auront t utiles pour les dbats dIstanbul. M. Cravinho a estim que la communaut internationale tait la croise des chemins pour essayer de parvenir un changement qui doit tre loccasion de trouver un nouveau paradigme de la coopration aux fins du dveloppement. Le temps est venu, a-t-il dit, de prendre en compte limportance dassurer plus de bien-tre aux populations des PMA dans lintrt de la scurit mondiale et des objectifs de dveloppement durable. La complexit de notre monde nous appelle nous ouvrir de nouveaux concepts, tirer avantage de la diversit et de lhtrognit du monde, tre cratifs et explorer de nouveaux moyens daction, a ajout le Secrtaire dtat aux affaires trangres et la coopration du Portugal, avant de citer limportance de disposer de mcanismes multilatraux qui aident les tats et autres acteurs grer les problmes mondiaux de manire globale. En outre, M. Cravinho a estim que le nouveau modle de coopration devra sappuyer sur les principes clefs que sont lappropriation nationale, la consultation multilatrale, lautovaluation des besoins, et leur intgration au sein des efforts plus larges de promotion du dveloppement durable et de la bonne gouvernance. Enfin, il a appel plus de prudence en ce qui concerne lapplication des rgles de gradation des pays hors de la catgorie des PMA. M. RAPHAEL NGAZOUZE, Ministre dlgu aux affaires trangres du Gabon, sest flicit de la tenue dune confrence qui favorise le dialogue entre pays moins avancs et donateurs internationaux. Rappelant que lInitiative en faveur des pays pauvres trs endetts (PPTE), dont lexcution a t confie au Fonds montaire international (FMI), avait permis 22 pays datteindre le point dachvement de ce processus en 2007, il a indiqu que cette mesure, conjugue dautres prises au niveau international, mais aussi par les gouvernements, avait permis aux PMA de raliser des avances indiscutables. Mais au-del de ladoption du programme dIstanbul, il faudra dployer des efforts pour sa mise en uvre, a-t-il prvenu, en expliquant que les PMA devaient amliorer leur gouvernance, diversifier leurs conomies, renforcer les technologies de linformation et des communications, et assurer leur autosuffisance sur le plan nergtique et fournir des services sociaux de base aux fins du dveloppement durable. Mais ces pays ne pourront pas faire face seuls lampleur de leurs besoins, a not M. Ngazouze. Cest pourquoi le Gabon invite lensemble des donateurs faire preuve de solidarit leur gard, a dclar le Ministre dlgu aux affaires trangres. M. KAN ZAW, Vice-Ministre de la planification nationale et du dveloppement conomique du Myanmar, a parl des efforts dploys par le Myanmar, qui se sont traduits par une croissance annuelle moyenne de 10,4% entre 2006 et 2011. Il a dit que ces progrs sont notamment dus la mise en uvre du programme de dveloppement des zones frontalires, du programme de dveloppement de 24 zones spciales et du programme de dveloppement intgr des zones rurales dans leur ensemble. Comme la production agricole a volu plus vite que la croissance dmographique, limite 1,9% entre 1990 et 2010, nous avons obtenu des surplus alimentaires que nous avons pu destiner lexportation, a-t-il ajout. Il sest flicit de laugmentation du taux de scolarit primaire, qui a atteint 85% au Myanmar, alors que les taux de mortalit infantile ont chut de manire drastique. Il a voqu le dveloppement dinfrastructures de transport, en prcisant que le nombre de kilomtres de voies ferres est pass de 4500 7000 kilomtres entre 2000 et 2010. M.Kan Zaw a soulign les efforts effectus par le Myanmar pour atteindre les OMD en prcisant que son pays a sign en 2007 avec le PNUD un accord qui a abouti la formulation dune stratgie nationale de dveloppement durable pour la priode 2007-2009. En outre, il a indiqu que les facilits accordes par le Gouvernement en matire dinvestissements ont permis au Myanmar de bnficier de plusieurs milliards de dollars dinvestissement dentreprises trangres en 2010. M. KOSTYANTYN GRYSHCHENKO, Ministre des affaires trangres de lUkraine, a dclar que son pays avait pour ambition de mettre en uvre les dispositions du document final de la Confrence dIstanbul, et il en est de mme de tous les textes pertinents des Nations Unies. Il sest dit convaincu que laccs aux denres alimentaires en quantit suffisante, y compris grce lagriculture et laquaculture, tait une priorit pour les pays les moins avancs. M.Gryshchenko a ritr en conclusion lintention de lUkraine de participer aux efforts des Nations Unies pour rduire la pauvret et amliorer le sort des PMA. M. BOB MCMULLAN, Ministre et Envoy spcial du Premier Ministre de lAustralie, a mis laccent sur limportance de la coopration triangulaire. Il a indiqu que son pays tait sur le point de mettre en uvre la promesse faite visant doubler son aide au dveloppement entre 2005 et 2010. Il a prcis que cette aide a atteint en 2010 le niveau de 8 milliards de dollars, dont 1,5 milliard sont consacrs aux PMA. M.McMullan a ajout que les engagements pris par lAustralie en matire de rduction de la dette de ses partenaires en dveloppement se monteront 830 millions de dollars dans les cinq prochaines annes. Tous ces efforts, a-t-il dit, ont permis lAustralie de figurer par les 12principaux donateurs mondiaux. Il a mis laccent sur limportance daider les PMA attnuer limpact des effets des changements climatiques sur leurs populations et sur leurs conomies en prcisant que lAustralie a accord 15millions de dollars un fonds de scurit destin aider les pays en dveloppement faire face aux consquences des changements climatiques. Mme AURELIA FRICK, Ministre des affaires trangres du Liechtenstein, a estim que les PMA disposent dnormes ressources naturelles et conomiques qui pourraient leur permettre dassurer leur propre dveloppement. Elle, aussi, a dit que cette catgorie de pays avait un potentiel inexploit et ne devait pas tre perue comme une srie de problmes rsoudre. Au cours de la dcennie venir, il faudra amliorer larchitecture du soutien international aux PMA, tout en les encourageant privilgier lappropriation nationale, a prconis MmeFrick. La Ministre a tout particulirement mis laccent sur la lutte contre la corruption et le renforcement des capacits des pays les moins avancs. Rappelant quun certain nombre de ces pays sortaient dun conflit, MmeFrick a indiqu que le programme daction dIstanbul devrait sefforcer de prendre en compte la situation particulire des PMA en situation postconflit. La rconciliation et la paix sont en effet indispensables au dveloppement durable, a indiqu la Ministre, qui a rappel que plus dun tiers du budget de laide internationale de son pays tait consacr aux PMA. M. SVEN ALKALAJ, Ministre des affaires trangres de la Bosnie-Herzgovine, a mis laccent sur la ncessit de reconnaitre les besoins spcifiques des PMA et de les aider les rsoudre, avant de mettre laccent sur la contribution de la Bosnie-Herzgovine llaboration du futur programme daction dIstanbul. Il faut crer un systme qui ne sapparente pas de la charit, mais qui soit en mesure de mettre en place un nouveau partenariat actif et efficace entre donateurs et rcipiendaires daide, a-t-il dit. Il a jug trs utile lexprience qua connue la Bosnie-Herzgovine qui, aprs avoir t touche par la guerre dans les annes98, a su tirer profit de laide internationale pour reconstruire ses infrastructures et sorienter vers le dveloppement durable. M. NICOLAY MLADENOV, Ministre des affaires trangres de la Bulgarie, a dclar que la Confrence dIstanbul donnait la possibilit daider les PMA, dans la foule des recommandations faites aprs le Sommet sur les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD), qui sest tenu en septembre dernier New York. Dans un monde en constante volution, les PMA sont particulirement vulnrables aux chocs externes, comme ceux causs par les crises financire et conomique, a-t-il rappel. Il a rappel que son pays avait nou des partenariats avec certains PMA, aprs avoir nglig de le faire pendant la phase o la Bulgarie sefforait encore dadhrer lUnion europenne. Depuis quelle a intgr lUnion, la Bulgarie a dcid de se rengager en faveur des PMA pour les aider surmonter les crises auxquelles ils sont confronts, en lanant un programme daction humanitaire et daction au dveloppement au profit des pays les plus dfavoriss. M.Mladenov sest dit, en conclusion, trs heureux que le futur programme d action d Istanbul ait dj fait l objet d un accord au sein du Comit prparatoire de la Confrence. M. EVALDAS IGNATAVI IUS, Vice-Ministre des affaires trangres de la Lituanie, a parl de l exprience acquise par son pays, qui est pass du statut dtat rcipiendaire de laide au dveloppement celui dacteur de laide au dveloppement dans les annes90. Il a voqu laide accorde par la Lituanie lAfghanistan, notamment dans le domaine de lautonomisation des femmes afghanes, en collaboration avec les tats-Unis, le Japon, la Grce, la Mission de police de lUnion europenne en Afghanistan (Eupol), la Mission dassistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et dautres partenaires de dveloppement. Il a indiqu que la Lituanie a accueilli, en juin 2010, une confrence des institutions europennes sur lgalit des sexes. M. KRZYSZTOF STANOWSKI, Sous-Secrtaire dtat auprs du Ministre des affaires trangres de la Pologne, a souhait voir lavnement dun cadre de coopration avec les PMA qui inclut la recherche de la ralisation des OMD et le soutien la concrtisation des priorits arrtes par les PMA eux-mmes. Ce nest quen collaboration avec le secteur priv et la socit civile que nous parviendrons atteindre nos objectifs de dveloppement, a ajout M.Stanowski. Il a aussi soulign la ncessit dexaminer en dtail la vulnrabilit et la fragilit des PMA et leur rsilience face aux chocs externes. Il a jug indispensable lappropriation nationale, par les PMA, des objectifs de dveloppement et des avances en matire de bonne gouvernance et de primaut de la rgle du droit. Mme FRANCES-GALATIA LANITOU WILLIAMS, Directrice de la coopration au dveloppement et de lassistance humanitaire au sein du Ministre des affaires trangres de Chypre, a rappel que son pays consacrait une bonne partie de son aide bilatrale aux pays les moins avancs. Elle a rappel quau-del de laide publique au dveloppement, il fallait mobiliser de nouveaux flux dassistance et trouver de nouveaux acteurs sur la scne internationale afin damliorer lappui apport aux PMA. M. DAFFA-ALLA ELHAG ALI OSMAN (Soudan) sest particulirement inquit de limpact de la hausse des prix des denres alimentaires sur la ralisation des objectifs de dveloppement. Il a estim que la situation conomique et financire internationale actuelle avait un impact ngatif sur la mobilisation des ressources financires destines aux PMA. Il a jug important de mettre en place un mcanisme international dvaluation de la mise en uvre du plan dIstanbul qui serait de nature encourager lappropriation de la mise en uvre des programmes destins la ralisation des objectifs de dveloppement par les PMA. Il a dnonc les consquences du fardeau de la dette et les taux dintrt de cette dette sur la capacit des PMA atteindre leurs objectifs. Le reprsentant a par ailleurs regrett que le Soudan nait bnfici daucun allgement de sa dette, bien quil ait honor non seulement tous ses engagements conomiques et sociaux, mais aussi ceux lis aux accords de paix. M. ABOUBACAR IBRAHIM ABANI (Niger) a rappel que son pays, qui vient de sortir dune lection prsidentielle russie, est en proie une dsertification galopante. Il a dclar que son pays avait besoin dimportantes ressources pour dvelopper des infrastructures dirrigation. Mettant laccent sur la bonne gouvernance, M.Abani a cit la participation du Niger au cadre cr par lOrganisation pour lharmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), qui est une organisation continentale qui garantit aux investissements privs une scurit juridique. La socit civile, les jeunes et les femmes, qui sont reprsents dans les instances nationales et au Gouvernement nigrien seront pleinement mis contribution pour raliser le bond en avant ncessaire au dveloppement du pays, a-t-il indiqu. Nous avons cet gard, a prcis le reprsentant du Niger, tabli un systme de quota qui garantit la participation des femmes dans toutes les instances nationales. M. LUIS ALFONSO DE ALBA (Mexique) a rappel que le programme daction dIstanbul vise faire en sorte quau moins la moiti des pays classs comme les moins avancs russissent leur gradation de la liste des PMA dici 2020. Pour y parvenir, a-t-il dit, les pays dvelopps devront tenir les engagements pris en faveur des PMA, notamment en portant laide publique au dveloppement hauteur des seuils internationalement agrs. Le reprsentant a plaid en faveur de la coopration Sud-Sud, dont il a donn une illustration avec le cas de laide bilatrale que fournit le Mexique Hati. Intervenant au nom des tats du Groupe de Rio, M. JUAN EDUARDO EGUIGUREN, (Chili), a jug essentiel quait lieu une intervention sans prcdent des pays dvelopps pour permettre la moiti des PMA de sortir de cette catgorie dici 2020. Dans le domaine du commerce et du dveloppement, a-t-il dit, le Groupe de Rio appelle les pays dvelopps viter la tentation du protectionnisme, qui nuit avant tout aux intrts des pays en dveloppement. Lannulation de la dette, parmi dautres actions multilatrales, permettrait dacclrer lintgration des PMA dans lconomie mondiale, a-t-il ajout. Il a demand que la coopration Sud-Sud ne soit pas perue comme pouvant se substituer la coopration Nord-Sud et que les pays du Nord ne profitent pas de la coopration Sud-Sud pour essayer de ne pas respecter leurs obligations en matire dAPD. M. RUSLAN KAZAKBAEV, Ministre des affaires trangres du Kirghizstan, a annonc que son pays tait candidat un sige de membre non permanent au Conseil de scurit pour la priode 2012-2013, et quil avait lintention, sil est lu, dy reprsenter les intrts des pays les moins avancs et des pays en situation spcifique, comme les petits tats insulaires en dveloppement et ceux qui sont privs de littoral. Aprs avoir dit que le principal obstacle au dveloppement social et conomique tait le fardeau de la dette extrieure, le Ministre a expliqu que son pays mettait actuellement en uvre des rformes pour mettre pleinement en uvre les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement. M. PAUL R. SEGER (Suisse) a soulign limportance de renforcer la rsistance des PMA aux multiples crises, de mme que leurs capacits commerciales et de production. Il sest demand si la communaut internationale sest vraiment donn les moyens didentifier les besoins spcifiques des PMA. Il a soulign la responsabilit qui incombe aux pays dvelopps de respecter leurs engagements en matire de financement du dveloppement dune manire transparente, prvisible, et qui soit cohrente avec les priorits nationales des PMA. M.Rossi a dit que les conomies mergentes, qui jouent un rle de plus en plus important, peuvent faire profiter les PMA de leurs expriences. Mettant laccent sur limportance de la socit civile dans le dveloppement, le reprsentant de la Suisse a estim que les vnements historiques et dramatiques qui viennent de se drouler en Afrique du Nord et au Moyen-Orient tmoignent du rle que peut jouer la socit civile en tant que vecteur de transformation. M. JORGE ENRIQUE ABARCA DEL CARPIO (Prou), a soulign le rle important que peut jouer laide publique au dveloppement (APD) pour aider les PMA faire face leurs vulnrabilits structurelles, esprant quelle ne serait pas diminue. Les PMA doivent pouvoir compter sur cet appui financier, a-t-il insist. Les PMA doivent en outre pouvoir sintgrer aux changes commerciaux mondiaux et tirer parti du cadre mondial de libre change, a dit M.Del Carpio. cet gard, il a souhait que soient rapidement acheves les ngociations commerciales du Cycle de Doha. Il a galement vant les mrites de la coopration Sud-Sud, tout en demandant en parallle le renforcement de la coopration Nord-Sud. Les savoirs traditionnels locaux et autochtones et les mthodes de gestion communautaires sont trs importants, a-t-il aussi fait valoir, appelant la communaut internationale les reconnaitre et les conserver, notamment dans les efforts de rponse aux changements climatiques. M. ETIENNE ALINGUE, Directeur du dveloppement durable et de la solidarit lOrganisation internationale de la Francophonie (OIF), a dit que lOIF tait dispose agir, en synergie avec les autres cadres de cooprations multilatrale et bilatrale, pour relever les dfis nombreux, complexes, urgents, et mme dramatiques quaffrontent les PMA. Il a cit en particulier la situation dHati, dont la gravit doit continuer dinterpeller chaque jour les acteurs mondiaux du dveloppement. Il a prcis que lOIF comptait se mobiliser dans les domaines particuliers de la dmocratie, des droits de lhomme, de la culture, de lducation et du dveloppement durable. Il a indiqu que lOrganisation internationale de la Francophonie souhaite entretenir un dialogue ouvert et rgulier avec le Bureau du Haut-Reprsentant pour les PMA, les pays en dveloppement sans littoral et les petits tats insulaires en dveloppement cet gard. M. KALIBA KONARE, Organisation mtorologique mondiale (OMM), a invit la Confrence sortir des sentiers battus et avoir une vision plus large sur les PMA, en particulier en ce qui concerne les questions des changements climatiques. LOMM a dmontr lintrt du renforcement des capacits nationales, en particulier pour ce qui est des services mtorologiques nationaux, qui doivent contribuer efficacement ladaptation aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles. LOMM a organis la premire confrence des ministres responsables de la mto en Afrique en 2010, a-t-il indiqu. Il faut maintenant permettre aux PMA de profiter des progrs accomplis dans le domaine mtorologique, a-t-il dit. * *** *     -  PAGE 14 - ,-./67@ABCNOZ`ҤҕÆwk]R]Gh> 5>*^JaJh7M5>*^JaJh7Mh7M5>*^JaJh7Mh7M>*^JaJh7Mhky^JaJmH sH h7Mh4>^JaJmH sH h7Mh=^JaJmH sH h7Mh ^JaJmH sH h7Mh$jH*^JaJmH sH h7Mh$j^JaJmH sH h7Mh^JaJmH sH h7MhH*^JaJmH sH h7Mh^JaJmH sH .MNO < = ik'(`gd7M $dha$gd7Mgd7M gd @gdKlq r ij.23?+ѽѲџѲѐxlh<^JaJmH sH hSj ^JaJmH sH h7M^JaJmH sH h7Mh7M^JaJmH sH h> ^JaJh> h> ^JaJh> h7M^JaJh7Mh7M6^JaJh7M^JaJh7Mh7M^JaJh7M5>*^JaJh> 5>*^JaJh7Mh7M5>*^JaJ*+,.Xʾʾʾ|l\M>h7Mh^JaJmH sH h7Mhh^JaJmH sH h7Mh`5^JaJmH sH h7Mhh5^JaJmH sH h7Mh[ M^JaJmH sH "h7Mhii56^JaJmH sH "h7Mh[ M56^JaJmH sH h7MhjN^JaJmH sH h7M^JaJmH sH h7Mh7M^JaJmH sH h7MhSj ^JaJmH sH h<^JaJmH sH hSj ^JaJmH sH -. 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