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Le financement du dveloppement, qui se situe au cur des engagements des pays partenaires des PMA dans la promotion du dveloppement, doit tre assur en particulier grce une augmentation du niveau de laide publique au dveloppement (APD), ont estim la plupart des dlgations. cet gard, plusieurs pays ont dores et dj annonc leur intention daugmenter le montant de cette aide, comme la Rpublique de Core, qui a indiqu quelle portera 0,25% la part de son APD destine aux pays les moins avancs, et quelle y consacrera 3milliards de dollars au cours des quatre prochaines annes. LInde affectera quant elle 1milliard de dollars au financement de projets et de programmes dans les PMA au cours des cinq prochaines annes, a annonc le Ministre des affaires trangres de ce pays. Pour mieux grer les problmes de financement du dveloppement des PMA, le reprsentant du Venezuela a dit que son pays propose la cration, au sein du systme des Nations Unies, dun conseil du financement du dveloppement, tandis que la dlgation de Cuba a demand la cration, galement sous lgide de lONU, dun mcanisme international visant rsoudre le problme de la dette souveraine. La ncessit de dvelopper les changes commerciaux internationaux avec les PMA a aussi t mentionne par plusieurs intervenants. Un certain nombre de dlgations ont espr que davantage de pays limineraient leurs barrires non tarifaires et douanires, ainsi que les quotas dimportation, afin de mieux ouvrir leurs marchs aux produits en provenance des PMA. Certains pays, comme la Nouvelle-Zlande, ont promis quils continueraient de favoriser un meilleur accs leurs marchs aux biens et services en provenance des pays les moins avancs. La Vice-Ministre des affaires trangres du Brsil a, quant elle, plaid en faveur de llimination des subventions agricoles que les pays dvelopps versent leurs producteurs et qui crent des distorsions sur les marchs mondiaux, freinant ainsi les importations de produits agricoles trangers. La rsolution de ce problme est dautant plus importante que lagriculture est la principale activit conomique et la plus grande source de cration demplois des PMA, a-t-elle observ. Toujours dans le domaine du commerce, un appel a t lanc par le Ministre des affaires trangres de lInde pour que soient rapidement conclus les pourparlers du Cycle de ngociations commerciales de Doha. Cet appel a t relay par dautres dlgations. La grande vulnrabilit des petits tats insulaires en dveloppement et des pays en dveloppement sans littoral a galement retenu lattention de plusieurs orateurs qui ont insist sur les mesures dappui qui devraient tre prises pour les aider. La reprsentante de Kiribati, tat insulaire qui fait partie de la catgorie des PMA, a expliqu que lexistence mme de son pays est menace par les consquences des changements climatiques, en particulier par la monte du niveau des eaux des ocans. Tous les participants au dbat ont, dautre part, t daccord pour dire que les PMA doivent faire preuve de dtermination et intensifier leurs efforts de dveloppement, en sen appropriant le processus et en adoptant des programmes et stratgies pour le mettre en uvre en tenant compte de leurs ralits et spcificits. Les PMA sont prts affronter les nombreux dfis qui se posent eux et sont conscients des obligations qui sont les leurs en termes de gouvernance, de rigueur de gestion et de respect des rgles du jeu dmocratique et des droits de lhomme, a assur le reprsentant dHati, seul PMA de lhmisphre des Amriques. Certaines dlgations, comme celle de lAllemagne, ont dailleurs pos comme conditions pralables loctroi de leur aide que le pays, qui en est rcipiendaire assure la paix, la scurit, ltat de droit, le respect des droits de lhomme, ainsi que laccs lducation ses populations. Le Vice-Ministre des affaires trangres du Venezuela a cependant jug indispensable que les PMA dfinissent eux-mmes les politiques conomiques et sociales qui leur conviennent le mieux, sans subir dintervention ou de pression trangre. Il a regrett que lUnion europenne ne tienne pas compte des ralits politiques locales prvalant dans les PMA lorsquelle attache des conditionnalits son aide. Les dlgations de pays revenu intermdiaire, comme le Viet Nam, le Cameroun et le Brsil, ont assur que leurs pays taient prts partager leur exprience en matire de dveloppement. Prenant la parole, le Vice-Ministre des affaires trangres de la Rpublique de Core a dit que son pays est une nation qui a su faire bon usage de laide quil a autrefois reue pour devenir aujourdhui un pays industrialis et un donateur important. la fin de lanne, la Rpublique de Core accueillera le quatrime Forum de haut niveau sur lefficacit de laide, dans la ville de Busan, cinquime port du monde. Dans les annes60 et70, cest dans ce port qutaient dchargs les biens humanitaires provenant de laide trangre, a indiqu le Vice-Ministre coren des affaires trangres et du commerce, pour illustrer les tapes franchies par son pays depuis cette poque grce lassistance trangre, qui lui a permis de prendre en main son propre dveloppement. Ce matin, la quatrime Confrence des Nations Unies sur les PMA a adopt le rapport de la Commission de vrification des pouvoirs*, qui a t prsent par le reprsentant de Singapour. Le dbat plnier de la Confrence des Nations Unies sur les pays les moins avancs prendra fin demain, vendredi le 13mai. * A/CONF.219/5 QUATRIME CONFRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCS Rapport de la Commission de vrification des pouvoirs (A/CONF.219/5) Suite du dbat gnral M. MIN DONG-SEOK, Vice-Ministre des affaires trangres et du commerce de la Rpublique de Core, a rappel que son pays tait autrefois une nation parmi les plus pauvres, qui a d se reconstruire aprs la guerre de Core, grce laide trangre. Moi-mme, enfant, jai bu du lait fourni par les Nations Unies et les tats-Unis, a-t-il tmoign. Aujourdhui cependant, des enfants de pays en dveloppement tudient avec des livres fournis par le Gouvernement de mon pays, a ajout M.Min. La Rpublique de Core est donc passe du statut de bnficiaire de laide celui de donateur, aprs avoir fait bon usage de laide quelle a autrefois reue, a-t-il observ. Le Vice-Ministre a expliqu que, dans son pays, le renforcement des capacits avait jou un rle crucial dans le processus de dveloppement, car si la Rpublique de Core manquait de ressources naturelles et de technologies, elle tait cependant riche en capital humain. Lexprience corenne a dmontr combien il est important de consacrer les ressources du dveloppement au renforcement de la capacit productive. La forte croissance conomique a jou galement un grand rle dans lradication de la pauvret, a ajout M.Min, ainsi que laide trangre, qui reprsentait 50% des ressources du Gouvernement coren dans les annes50. Le Vice-Ministre a cependant reconnu que lexprience de son pays ntait pas un modle pouvant convenir tous les pays en dveloppement et a, cet gard, insist pour quil soit tenu compte des particularits et des diffrents contextes nationaux. Enfin, il a annonc que son gouvernement augmenterait son aide publique au dveloppement (APD) de 0,25% et y consacrerait ainsi 3 milliards de dollars au cours des quatre prochaines annes. Il a aussi indiqu que la Rpublique de Core avait prvu dlargir laccs son march pour les produits des PMA. En novembre prochain, la Rpublique de Core accueillera le quatrime Forum de haut niveau sur lefficacit de laide dans la ville de Busan. Busan est maintenant le cinquime port au monde, aprs avoir t celui o taient dchargs les biens humanitaires dans les annes60 et70, a indiqu M.Min pour illustrer encore une fois les tapes franchies par son pays depuis cette poque. Mme AMANDA ELLIS, Secrtaire adjointe pour le dveloppement international au Ministre des affaires trangres et du commerce de la Nouvelle-Zlande, a attir lattention des participants la Confrence dIstanbul sur la situation des petits tats insulaires en dveloppement, dont cinq sont situs proximit du territoire no-zlandais: Kiribati, Samoa, les les Salomon, Tuvalu et Vanuatu. Plus de la moiti de laide extrieure de la Nouvelle-Zlande est dirige vers nos voisins du Pacifique, a-t-elle dclar, avant dannoncer que son pays sengageait verser 2,5 millions de dollars supplmentaires divers fonds daffectations et programmes multilatraux visant soutenir la ralisation du dveloppement conomique de tous les petits tats insulaires en dveloppement, qui sont pour la plupart des PMA. Pour sa part, a poursuivi Mme Ellis, la Nouvelle-Zlande cherche faire la diffrence dans des domaines o elle bnficie dun avantage comparatif, comme par exemple lagriculture, lhorticulture, les pcheries et le tourisme, en multipliant les partenariats publics-privs. La Secrtaire adjointe a exprim sa frustration devant le manque de progrs dans les ngociations commerciales du Cycle de Doha, alors que son propre pays a dj pris linitiative de lever les droits de douane et les quotas dimportation sur les produits en provenance des PMA. Nous sommes lun des premiers pays dvelopps lavoir fait, sest-elle flicite. M. YAOUBA ABDOULAYE, Ministre dlgu auprs du Ministre de lconomie, de la planification et de lamnagement du territoire du Cameroun, a relev les difficults lies la difficile appropriation, par les pays en dveloppement, des politiques de dveloppement qui sont souvent mal adaptes leur contexte national. Le Cameroun, pays revenu intermdiaire, a lui aussi, comme les PMA, subi les contrecoups des diffrentes crises mondiales, de la dtrioration des termes du libre change et des changements climatiques, a-t-il indiqu. Mais, grce la dtermination et la sagesse de son Prsident et lengagement de sa population, le Cameroun a pu conserver les lments fondamentaux de son dveloppement, savoir la paix, la scurit et la stabilit des institutions politiques, a indiqu M. Abdoulaye. En outre, la poursuite du processus dmocratique, la dcentralisation, le dveloppement des droits et liberts, ainsi que la lutte contre la corruption, renforcent la coopration du Cameroun avec ses partenaires de dveloppement, a-t-il expliqu. Il a aussi mentionn que le Cameroun poursuit ses efforts pour, entre autres, consolider le partenariat public-priv, assurer la gratuit des traitements pour les enfants, de la naissance lge de 5ans, miser sur le dveloppement du capital humain et crer des universits. Tous ces efforts lui ont permis damliorer son classement dans lIndice de dveloppement humain (IDH) et de se rapprocher des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD). Pour aller plus loin, le Cameroun a adopt un document de stratgie pour la croissance et lemploi, ainsi quune loi sur les nouveaux rgimes financiers, a signal le Ministre. Sur le plan oprationnel, de grands projets structurants ont t conus et beaucoup ont dj t mis en route, a-t-il dit, citant lamnagement dun port en eaux profondes, la construction de grands barrages hydrolectriques, le renforcement du rseau de chemin de fer, le lancement de lexploitation de minerais de fer, de bauxite, de cobalt, et de gisements dor et de diamant, ainsi que la promotion de lagriculture de seconde gnration. Dans le cadre de la coopration internationale et de la coopration Sud-Sud, le Cameroun entend partager ses politiques de dveloppement avec les autres pays, a assur M.Abdoulaye. Il a aussi insist sur les mesures dappui particulires devant tre prises pour aider les petits tats insulaires en dveloppement et les pays enclavs, qui sont les plus vulnrables. M. FRIEDEL EGGELMEYER, Directeur gnral au sein du Ministre fdral de la coopration conomique et du dveloppement de lAllemagne, a estim que la clef, en vue de permettre la gradation du plus grand nombre possible de pays de la liste des PMA tait dtenue par ces pays eux-mmes. Il est indispensable quils remplissent les conditions pralables que constituent la paix, la scurit, ltat de droit et le respect des droits de lhomme, ainsi que laccs lducation. Cest la raison pour laquelle lAllemagne exige des pays rcipiendaires de son aide le respect de la bonne gouvernance comme condition sine qua non pour bnficier de ce soutien, a-t-il ajout. Dans ce contexte, la mobilisation des ressources nationales revt galement beaucoup dimportance, a-t-il ajout. Chaque pays a la responsabilit de mettre en valeur et dexploiter son propre potentiel, a poursuivi M.Eggelmeyer, ajoutant que lAllemagne soutiendrait les pays qui sengageraient dans cette direction, comme elle le fait dj au niveau bilatral avec 24 pays parmi les plus pauvres au monde et avec cinq autres dans le cadre de programmes rgionaux. LAllemagne, a ajout le Directeur gnral, aimerait tre juge non pas par le montant des fonds quelle verse sous forme dAPD, mais par les rsultats concrets auxquels ont abouti ses efforts de coopration. Une meilleure coopration avec les donateurs et le secteur priv, un libre accs au march et la mise en place de programmes daide au commerce constituent les lments clefs dune telle stratgie, a-t-il ajout en conclusion. M. S. M. KRISHNA, Ministre des affaires trangres de lInde, a estim que les PMA dpendent excessivement de laide trangre pour soutenir leur conomie. Pourtant, et malgr le systme daccs prfrentiel aux marchs qui leur a t accord, ils ne participaient en 2009 qu hauteur de 1% au commerce international, a-t-il not. M. Krishna a donc soulign lurgence quil y a conclure rapidement les ngociations commerciales du Cycle de Doha, afin de donner une plus grande place aux PMA dans le commerce mondial. Il a souhait que la mise en uvre du futur programme daction dIstanbul, qui est un document complet, soit soutenue par un engagement fort au niveau politique et un vritable partenariat international. Il faut notamment renouveler les engagements pris au titre de laide publique au dveloppement (APD), ainsi que ceux relatifs laccs aux marchs, lannulation de la dette, au renforcement des capacits et au transfert des technologies. Si la coopration Sud-Sud joue un rle important, elle ne peut pas se substituer la coopration Nord-Sud, a ensuite prvenu le Ministre. LInde est fire davoir jou un rle historique dans la cration de la catgorie des PMA en 1968 et elle continue rester engage sur la scne internationale pour rpondre aux besoins de ces pays, a dit le Ministre. Il a prcis que lInde a augment son aide conomique aux PMA, ainsi que son soutien au renforcement des capacits dans les domaines de lagriculture, des infrastructures et de lnergie et des technologies de linformation. Nous avons aussi largi laccs prfrentiel des produits des PMA nos marchs, sans taxe ni quota, a prcis M. Krishna. Le Ministre des affaires trangres de lInde a aussi mentionn les investissements effectus par le secteur priv indien dans les conomies des PMA. Il a enfin annonc que son pays consacrerait 1 milliard de dollars au financement de projets et de programmes dans les PMA au cours des 5 prochaines annes. M. VLADIMIR GALUSKA, Vice-Ministre des affaires trangres de la Rpublique tchque, a indiqu que son pays comptait assumer ses responsabilits de pays nouvellement dvelopp et donateur vis--vis des PMA, en particulier lAfghanistan, le Cambodge, le Ymen, lAngola et Hati, auxquels la Rpublique tchque apporte une aide bilatrale. Selon lui, le Programme daction de Bruxelles reste dactualit, mais il pche par un manque de mise en uvre. M.Galuska a souhait que celui qui sera adopt vendredi, Istanbul, ne reste pas lettre morte et soit mis en application. cette fin, il a appel de ses vux lmergence de la bonne gouvernance, dun sens accru des responsabilits et dune volont politique forte aussi bien dans les PMA que dans les pays dvelopps qui sont leurs partenaires. M. DOAN XUAN HUNG, Ministre des affaires trangres du Viet Nam, a rappel que son pays a russi maintenir une croissance soutenue de 7 8% par an, ainsi quune augmentation de ses exportations. Notre taux de croissance actuel est de 6,8% pour 2010 et nous nous attendons un taux de 7 ou 7,5% cette anne, a-t-il annonc. En outre, le Ministre a indiqu que le Viet Nam a ralis et dpass 5 des 8 Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD) avant lchance de 2015. Le taux de pauvret de la population vietnamienne est pass de 58% en 1993 environ 10% en 2010, a-t-il ajout, prcisant encore que son pays est pass du statut dimportateur de riz celui dexportateur de cette crale. Dans le processus de dveloppement des PMA, il a jug important que chaque nation mobilise ses ressources nationales et prenne des mesures rigoureuses. Lacclration des rformes administratives est galement importante, a-t-il dit. Dun autre ct, M. Doan Xuan Hung a appel lOrganisation mondiale du commerce (OMC) redoubler defforts pour conclure le Cycle de ngociations commerciales de Doha et concrtiser les engagements pris lors du Sommet du Millnaire, rappelant notamment lengagement qui avait t pris douvrir les marchs mondiaux aux produits des PMA. Le Ministre a aussi appel promouvoir la coopration en matire de dveloppement, laquelle le Viet Nam participe, notamment pour aider les PMA faire face aux changements climatiques et la pandmie de VIH/sida. M. Doan Xuan Hung a galement invit les PMA tablir des infrastructures socioconomiques durables. Le Viet Nam est prt partager son exprience avec ces pays, notamment dans le domaine de la rduction de la pauvret, a indiqu le Ministre. Mme VERA LCIA BARROUIN CRIVANO MACHADO, Vice-Ministre des affaires trangres du Brsil, a estim que la plus grande contribution au dveloppement des pays les moins avancs (PMA) serait llimination des subventions agricoles que les pays dvelopps versent leurs propres exploitants: ces aides financires, a-t-elle fait observer, sont trois fois suprieures laide publique au dveloppement. La rsolution de ce problme est dautant plus importante que lagriculture est la principale activit conomique et la principale source de cration demplois des PMA, a-t-elle rappel. Au cours des annes, le Brsil a accumul une exprience significative en matire de coopration technique avec dautres pays en dveloppement, a poursuivi la Secrtaire gnrale adjointe aux affaires politiques du Gouvernement du Brsil, en indiquant que son pays na de cesse de mettre en uvre et de partager son exprience avec les PMA dans le cadre de la coopration Sud-Sud. Lan dernier, rien quen Afrique, lAgence brsilienne de coopration (ABC) a lanc plus de 300initiatives de court, moyen et long termes dans 38 pays diffrents, dont 22PMA, sest flicite MmeMachado. Elle a indiqu que cette coopration se chiffrait dsormais 54 millions de dollars, investis principalement dans la formation des ressources humaines, le renforcement des capacits et le transfert des technologies. En outre, a-t-elle indiqu, en Asie, le Timor-Leste est un des principaux rcipiendaires de laide brsilienne, avec des projets dun montant de 9millions de dollars et des initiatives dans des domaines tels que lagriculture, la scurit alimentaire, lducation, la formation professionnelle, ladministration publique et la scurit alimentaire. M. DORU ROMULUS COSTEA, Vice-Ministre des affaires trangres de la Roumanie, a espr que la Confrence PMA IV dIstanbul donnerait un nouvel lan aux partenariats entre les PMA, leurs partenaires de dveloppement et les acteurs du dveloppement au niveau mondial. La Roumanie raffirme limportance que dautres donateurs se rallient lengagement pris par lUnion europenne, qui a pour ambition de consacrer 0,15 0,20% de son PNB laide aux PMA, et que les pays mergents participent aussi ces efforts. En 2007, la Roumanie est devenue un pays donateur daide publique au dveloppement (APD), a-t-il dit. Nous encourageons aussi le multilatralisme dans laide au dveloppement, qui passe notamment par les organes et agences de lONU, comme le Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD), et par la Commission europenne. M. Costea a enfin mis lespoir que le programme daction dIstanbul consacrerait le concept de responsabilit commune mais diffrencie des diffrents tats Membres et encouragerait la participation de tous les acteurs de la communaut internationale. M. PEDRO O. CHAN (Philippines) sest dit convaincu que ce qui tait actuellement fait pour amliorer la situation conomique, sociale et environnementale des pays les moins avancs tait insuffisant. Cest la raison pour laquelle les Philippines sefforcent de renforcer les partenariats publics-privs dans le cadre de projets spcialement conus cette fin. Ainsi, notre pays a dcid de devenir, en coopration avec la Commission conomique des Nations Unies pour lEurope, un centre spcialis sur les questions de sant. ce titre, les Philippines seront un point focal international dans lidentification, la collecte, lanalyse et la dissmination des pratiques exemplaires dans le domaine des partenariats secteur public-secteur priv en matire de sant, sest flicit M. Chan. M. VIJAVAT ISARABHAKDI, Directeur gnral du Dpartement des organisations internationales au Ministre des affaires trangres de la Thalande, a indiqu quen tant que pays revenu intermdiaire, la Thalande promeut la coopration internationale pour laide au dveloppement en faveur des PMA dans le cadre du huitime Objectif du Millnaire pour le dveloppement (OMD n8) qui vise un partenariat mondial pour le dveloppement. Le haut fonctionnaire thalandais a expliqu combien lexprience de son pays dmontre que laide de la communaut internationale est importante pour un pays en dveloppement. Cette aide est donc devenue la principale composante de la politique trangre de la Thalande, a-t-il dit, prcisant que son pays y a consacr 60 millions de dollars en 2009. Cette aide vise particulirement les trois pays voisins de la Thalande qui sont des PMA, mais elle bnficie aussi plusieurs pays dAfrique, a indiqu M.Isarabhakdi. Enfin, le reprsentant a suggr de cibler la coopration internationale sur lamlioration du bien-tre des personnes et les individus, en commenant par renforcer leurs capacits, tout en respectant les demandes des PMA en la matire. Mme ELISABETTA BELLONI, Directrice gnrale pour la coopration au dveloppement au Ministre des affaires trangres de lItalie, a estim que le financement de laide au dveloppement ne pouvait pas tre rduit aux seules questions de la quantit ou de la qualit de laide. Elle a soulign que des changements soprent dans larchitecture du soutien la promotion du dveloppement et celle de lassistance internationale. Mme Belloni a invit les donateurs traditionnels et les nouveaux pourvoyeurs daide, ainsi que dautres acteurs publics et privs, sengager plus avant en faveur du dveloppement des PMA de manire plus coordonne, tout en respectant le principe dappropriation nationale. Elle a estim que les PMA devaient adopter des stratgies fortes et inclusives de promotion du dveloppement et les faire appliquer par des institutions responsables. Le recouvrement des impts devrait se faire de manire plus efficace, a-t-elle cet gard not tout en recommandant aux PMA de tenir des statistiques conomiques et financires fiables. Sinquitant en particulier de la volatilit des prix des produits alimentaires, MmeBelloni a rappel que lItalie a fait de la rsolution de cette question une priorit lors de sa prsidence du G-8 qui a abouti ladoption de lInitiative de LAquila sur la scurit alimentaire. M. VANU GOPALA MENON (Singapour) a rappel que son pays a rencontr par le pass des difficults pour raliser son dveloppement social et conomique. Cest pourquoi Singapour, tirant des leons de sa propre exprience, mise aujourdhui sur la coopration rgionale et internationale pour venir en aide certains des pays les moins avancs, en mettant laccent sur la valorisation du capital humain dans tous les projets quil soutient. Dans ce cadre, depuis 1992, nous avons conu des programmes de formation et de renforcement des capacits humaines et institutionnelles spcialement adapts la situation de chaque pays concern, a indiqu M. Gapala Menou. Le montant investi par Singapour dans ces programmes jusqu ce jour slve 97 millions de dollars, qui ont t verss dans le cadre de programmes de coopration rgionale lancs par lAssociation des nations de lAsie du Sud-Est (ANASE). M. VICTOR MORARU (Moldova) a dclar que son pays, qui est une conomie en transition et un tat sans littoral, nignore pas les difficults que rencontrent de manire spcifique les PMA. Lexprience quelle a eue en ce domaine explique pourquoi la Rpublique de Moldova se sent proche des pays les moins avancs et des difficults quils rencontrent, a dit M.Moraru. Aprs avoir jug que le futur programme daction dIstanbul, dont le projet de texte a dj t adopt par le Comit prparatoire de la quatrime Confrence des Nations Unies sur les PMA, et le sera vendredi 13mai par la plnire de la Confrence, est un document quilibr, le reprsentant sest dit convaincu que la pleine mise en uvre de ce programme permettrait aux pays les moins avancs de surmonter les dfis structurels auxquels ils font face. M. LEONIDAS CHRYSANTHOPOULOS, Secrtaire gnral de lOrganisation de coopration conomique de la mer Noire (OCEMN), a invit les tats Membres et les participants la Confrence mettre en place des systmes de gouvernance responsables et en particulier lutter efficacement contre la corruption, qui est un obstacle majeur au dveloppement. cet gard, il sest flicit de ladoption par les pays membres de lOCEMN, le mois dernier, dune dclaration commune sur les efforts rgionaux en matire de prvention et de lutte contre la corruption. M.Chrysanthopoulos a aussi estim quil y a un avantage faire participer les femmes la promotion du dveloppement et aux efforts de croissance conomique, et il a plaid avec insistance pour que la dimension du genre soit intgre dans les plans de dveloppement. Par ailleurs, soulignant la responsabilit qui incombe la communaut internationale en ce qui concerne la promotion et la sauvegarde dun environnement durable, il a plaid en faveur du dveloppement de sources dnergie verte. Cet une des priorits que sest assignes lOCEMN, a soulign M.Chrysanthopoulos. M. TEMIR PORRAS PONCELEON, Vice-Ministre des affaires trangres du Venezuela, a fustig le modle conomique capitaliste bas sur la spculation financire qui continue dopprimer les plus pauvres. Il a estim quil fallait construire un nouveau modle de dveloppement social bas sur lquit, la solidarit et la justice sociale, plutt que dessayer dintgrer les PMA dans un modle qui est clairement un chec. Pour que les PMA puissent sortir de la pauvret, il faudra que la mise en uvre du programme daction dIstanbul soit un succs, et elle dpendra du type de politiques publiques que les PMA auront identifies de faon autonome, a estim le Ministre vnzulien. M.Porras Ponceleon a jug indispensable que les PMA dfinissent eux-mmes les politiques conomiques et sociales qui leur conviennent le mieux, sans aucune intervention ou pression trangre. Il a regrett que lUnion europenne ne tienne absolument pas compte des ralits politiques locales prvalant dans les PMA lorsquelle impose des conditions son aide. Le Vice-Ministre des affaires trangres du Venezuela sest dit proccup par le fait que les engagements des pays dvelopps ntaient presque jamais tenus. Il a par contre soulign lexemple positif que constitue le programme Petrocaribe, qui permet 18pays des Carabes davoir accs, dans des conditions quitables, au ptrole et lnergie dont ils ont besoin pour leur dveloppement. Il a galement propos la cration dun conseil de financement du dveloppement, ceci, au sein du systme des Nations Unies, qui aura comme mission dexaminer les politiques de lutte contre la pauvret. M. CHHIT KIM YEAT, Secrtaire dtat au Ministre de la planification du Cambodge, a indiqu que, sous la direction du Premier Ministre du pays, M.Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sen, le Cambodge a adopt une srie de politiques et de stratgies visant rduire la pauvret dans le pays et attnuer limpact des crises conomique et financire. La mise en application de ces politiques et stratgies sest traduite par lobtention de rsultats impressionnants: un taux de croissance en hausse en 2010 et 2011, qui pourrait dpasser 6%; une inflation maintenue en-dessous des 5%; un secteur financier et bancaire vigoureux; et une baisse de la pauvret, qui est passe de 39% en 1993 27% en 2010. Paralllement, la productivit agricole est en hausse, de mme que les secteurs manufacturier et agro-industriel, qui nont de cesse de crotre ces dernires annes, sest encore flicit le Secrtaire dtat. Il a expliqu quune des initiatives clefs lances par son gouvernement avait t lexpansion de sa politique fiscale, tout entire tourne vers les investissements publics dans les infrastructures. M. ABDULLAH ALTHUWAIKH (Kowet) a attir lattention sur les difficults particulires qui se posent aux petits tats insulaires en dveloppement dont les conomies sont menaces par la monte du niveau de la mer. Il a espr que cette Confrence sera en mesure dassurer que les PMA sauront tirer profit des opportunits de la mondialisation. Il a donc exhort les pays dvelopps supprimer les barrires tarifaires et non tarifaires et autres obstacles poss lexportation des produits des PMA. Nous devons aussi faciliter le transfert de technologies vers ces pays et supprimer leurs dettes, a ajout le reprsentant du Kowet. Il a jug essentiel que les pays donateurs respectent leurs engagements en matire daide publique au dveloppement (APD). Il a cit lexemple que constitue le Fonds de dveloppement du Kowet qui, depuis sa cration, a appuy des initiatives dune centaine de pays en dveloppement. Il sest flicit des efforts consentis par certains pays dvelopps pour permettre des pays dfavoriss de mettre en uvre les programmes de ralisation des OMD, en consacrant 0,7% de leur PIB laide publique au dveloppement. M. CRISTOBAL GONZALEZ-ALLER (Espagne) a indiqu que son pays est engag depuis des annes dans la lutte contre la pauvret dans les pays en dveloppement. travers son programme de coopration, lEspagne na eu de cesse daugmenter son aide aux pays africains, a-t-il prcis, ajoutant que son pays est le premier donateur de lUnion europenne envers Hati. De son avis, pour une mise en uvre rapide et efficace du programme daction dIstanbul, il faut rflchir aux objectifs atteindre non seulement sur un plan quantitatif mais aussi qualitatif. Chaque dollar destin la coopration doit tre bien dpens, a-t-il insist. Il a appel en outre les participants concevoir un programme daction raliste. Lefficacit de laide est cruciale, a-t-il aussi reconnu, rappelant que son pays est signataire de lInitiative de transparence de laide. LEspagne appuie depuis longtemps linstauration dune taxe internationale sur les transactions financires et est membre actif du Groupe pilote sur les financements innovants pour le dveloppement, a ajout M.Gonzalez-Aller. Paralllement, le secteur priv et les conomies des pays mergents doivent jouer les rles qui leur reviennent. Enfin, il a appel les PMA consolider leurs systmes de protection sociale pour que la croissance conomique soit suivie dun dveloppement humain. Il a aussi soulign limportance de la lutte contre linscurit alimentaire, ainsi que le caractre dterminant du rle des femmes dans les efforts de dveloppement. M. SHIGEKI SUMI (Japon) sest rjoui du renforcement des capacits productives des PMA ces dernires annes. Il a dit la volont du Japon dappuyer tout particulirement les travaux de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies (CCP) compte tenu de sa capacit de soutenir les efforts des pays sortant de conflits. Afin de renforcer la scurit alimentaire dans le monde, le Japon continue dapporter un soutien de 3milliards de dollars au secteur agricole et aux infrastructures lies lagriculture dans les pays en dveloppement, a ajout M. Sumi. Il a indiqu que le Japon avait dj dpass lobjectif fix en 2004 de doubler dici 2012 son APD pour atteindre un total de 1,8 milliard de dollars par an. Il a indiqu que le montant de cette aide slevait 2 milliards de dollars en 2010. Il sest flicit de linfluence croissante des pays mergents et de leur capacit de soutenir leur tour les PMA. Il a cit lexemple du Brsil, qui appuie dsormais les capacits agricoles du Mozambique. Il a soulign limportance de limplication du secteur priv dans le dveloppement des PMA. M.Sumi a cit lexemple dune socit japonaise qui a cr une entreprise en Rpublique-Unie de Tanzanie employant 7000personnes, et qui produit 29 millions de moustiquaires par an pour lutter contre le paludisme. M. RICHARD MOMOIMA ONYONKA, Vice-Ministre des affaires trangres du Kenya, a expliqu que son pays partage les mmes aspirations que les PMA, tant confront de nombreuses difficults telles que la pandmie de VIH/sida, les conflits ethniques ou les inondations. Il a espr que la Confrence dIstanbul mettra en place un programme daction viable et que les PMA sapproprieront la ralisation des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD). Au Kenya, nous sommes sur le point datteindre la scolarisation gratuite des enfants et lOMD fix en matire de sant頻, a-t-il fait valoir. Il a averti cependant du risque de voir certains pays qui ne sont pas des PMA glisser vers ce statut. La Confrence dIstanbul doit promouvoir une approche pratique, a-t-il ajout, tout en souhaitant que les PMA eux-mmes partagent le bnfice des rsultats obtenus dans le cadre du Programme daction de Bruxelles. Il faut aussi mettre en place des nouvelles mthodes de lutte contre la faim, a-t-il ajout. Pour attirer les investissements trangers directs, il faut que les PMA disposent de bonnes structures de gouvernance, a prconis M.Onyonka. Les pays du Nord doivent par ailleurs encourager les changes commerciaux Nord-Sud et Sud-Sud, a-t-il estim, ainsi que la coopration triangulaire. Il a enfin lanc un appel en faveur de llimination de la corruption. Mme RETETA NIKUATA-RIMON (Kiribati) a soulign limportance dune appropriation par les PMA de leurs objectifs de dveloppement. Elle a remerci les principaux bailleurs de fonds ayant appuy les efforts de dveloppement de Kiribati, en citant notamment lAustralie, lUnion europenne, Taiwan, le Japon et la Nouvelle-Zlande. Elle a soulign les progrs accomplis par Kiribati en matire daccs lducation, de vaccination des enfants, de sant reproductive et de parit entre les sexes. Nous subissons les incidences des crises conomique et financire internationales, de la flambe des prix des denres alimentaires et des carburants, et notre existence mme est menace par les consquences des changements climatiques, en particulier par la monte du niveau de la mer, a dit la reprsentante de Kiribati. Elle a indiqu que ces chocs avaient eu comme rsultat de diminuer en 2009 la capacit de paiement du Gouvernement de Kiribati de 7%. Elle a indiqu quune partie des problmes de Kiribati rside dans son incapacit produire assez de produits alimentaires et les conditionner. Mais elle a aussi insist sur les consquences financires de la monte du niveau de la mer. Nous devons trouver des ressources supplmentaires pour construire des digues afin de protger nos terres arables et nos sources deau potable menaces par la monte du niveau des eaux, a-t-elle dit avant de sinquiter aussi de la prolifration de maladies lies ce phnomne. M. LO MRORS (Hati) a annonc que le processus lectoral touchait sa fin en Hati et que ce samedi 14 mai, M. Ren Prval transmettrait le pouvoir au Prsident lu, M. Michel Martelly. La tche de ce dernier ne sera gure facile, comme on sen doute, tant les dfis relever restent quasiment normes. Cest pourquoi, a-t-il dit, laccompagnement de nos partenaires extrieurs savre plus que jamais ncessaire. Cet accompagnement lest tout aussi pour les PMA dAfrique et dAsie, a poursuivi le reprsentant dHati, qui a estim quil devait se traduire par des engagements fermes, reflts par le programme daction, dans les domaines suivants: le commerce, lnergie, laide publique au dveloppement (APD), lallgement de la dette, les transferts de technologies et la lutte contre les changements climatiques. Si le vu de voir 50% des PMA sortir de cette catgorie en 2021 peut paratre ambitieux, il peut nanmoins tre atteint, a assur M.Mrors. Ceci, condition que les engagements cits plus haut soient respects, a-t-il prcis. Pour leur part, les PMA, a-t-il affirm, sont prts affronter les nombreux dfis qui se posent eux, et sont conscients des obligations qui sont les leurs en termes de gouvernance, de rigueur de gestion et de respect des rgles du jeu dmocratique et des droits de lhomme. M. ADNAN KHAN (Pakistan) a apprci le fait que les dlibrations qui ont lieu Istanbul aient pris en compte la ralit des pays en dveloppement en soulignant limportance de lamlioration des capacits productives, des investissements dans le secteur social, et de la diversification de la base dexportations des produits et des industries des PMA. Si les PMA ont la responsabilit premire dassurer leur propre dveloppement conomique et social, ils ont aussi besoin dun soutien international renforc et prvisible pour mettre en uvre leurs stratgies de dveloppement, a-t-il observ. Il a invit les tats Membres honorer durgence les obligations prises au titre de laide publique au dveloppement (APD) et liminer les barrires non tarifaires qui empchent laccs des produits des PMA aux marchs. Il faut paralllement parvenir conclure le Cycle de ngociations commerciales de Doha, a-t-il ajout. Le reprsentant a indiqu que son pays, en dpit de ses ressources limites, soutient les PMA dans le cadre de son programme dassistance technique lanc en 1978. M.Khan a dclar que la Confrence dIstanbul jouera certainement un rle critique pour redonner de llan au dveloppement dans les PMA. Parlant du cadre de lconomie mondiale actuelle, M. JORGE QUESADA CONCEPCION (Cuba) a dnonc un modle de production, de consommation et de distribution insoutenable. Citant une tude du FMI, il a dit que le montant total de la dette externe des pays en dveloppement qui atteint plusieurs milliards de dollars, est insupportable. Il a jug insuffisantes les initiatives actuelles dallgement de la dette, et a rappel que la communaut internationale stait pourtant engage annuler sans condition la dette extrieure des PMA. Le reprsentant de Cuba a demand la cration dun mcanisme international visant rsoudre le problme de la dette souveraine sous lgide de lONU. Nous devons arrter dtre sous lhgmonie dune seule monnaie, a-t-il ajout avant de fustiger lincohrence du systme commercial international, qui demeure inquitable. Notant que 21 milliards de dollars daide qui avaient t promis ne toujours sont pas verss chaque anne, malgr les engagements pris par les pays industrialiss, le reprsentant a exhort les pays dvelopps respecter leur promesse et engagements de consacrer 0,7% de leur PIB laide au dveloppement. Il a rappel que Cuba avait, depuis 1961, mis en place une coopration avec 157pays. Il a cit lintervention de 500000acteurs humanitaires cubains dans ces pays, dont 250 000 techniciens de sant. Il a dnonc limportance des budgets militaires de certains pays du monde en rappelant que dans le mme temps, 11millions denfants meurent chaque anne de faim et de maladies qui auraient pu tre prvenues.. Nous avons besoin de plus de compromis et de moins dingrence, a conclu le reprsentant de Cuba. M. PABLO ANTONIO THALASSINS (Panama) a plaid en faveur dun renforcement de laide internationale en faveur des PMA, tout en souhaitant que ces pays fournissent eux-mmes tous les efforts ncessaires pour rester matres de leur propre destin et de leur dveloppement. Le Panama raffirme sa solidarit vis--vis des PMA et estime que la coopration internationale, dans le cadre de la responsabilit commune mais diffrencie, est un impratif moral honorer de manire prioritaire. Nous devons investir dans lducation, a-t-il notamment propos, afin de former les jeunes de futurs emplois. Nous devons aussi viter la marginalisation des PMA en matire commerciale et nous devons respecter les engagements pris Monterrey pour le financement du dveloppement, a dit le reprsentant panamen. La dlgation du Panama est trs motive par les discussions tenues lors de la Confrence dIstanbul et veut sengager plus avant pour aider les PMA faire face aux dfis du dveloppement, a ajout le dlgu. Pour que le programme daction dIstanbul atteigne ses objectifs en 2020, il a appel tous les acteurs du dveloppement sengager, que ce soit les gouvernements, le secteur priv ou la socit civile. Lalliance internationale contre la pauvret doit aboutir ladoption dune solution collective contre ce flau. Les actions lancer doivent tre orientes vers lorientation de rsultats concrets pour les PMA, a-t-il ajout. M. FEDERICO ALBERTO CUELLO CAMILO (Rpublique dominicaine) a dclar que relever les dfis qui se posent aux PMA et la mise en uvre totale du programme daction dIstanbul constituent une obligation morale pour la communaut internationale, tout particulirement sagissant dHati. Cest un pays o lingalit des chances est criante dans les campagnes, o la dissolution de larme il y a 20 ans a permis lmergence dune criminalit organise, et o labsence de scurit judiciaire est imputable au manque de ressources humaines et de capital. Cest pourquoi le reprsentant a salu le consensus sur le document final qui sera adopt demain, parce quil prend en compte les proccupations exprimes par les membres du Groupe des tats dAmrique latine et des Carabes (GRULAC), dont la Rpublique dominicaine et Hati font partie. Mgr SILVANO M. TOMASI, Observateur du Saint-Sige auprs des Nations Unies, a estim que le dveloppement ne pouvait pas se limiter la croissance conomique, mais quil devait prendre en compte le bien-tre de lhomme, en donnant la croissance spirituelle autant dimportance qu la croissance matrielle. Mgr Tomasi a dit que tout cadre de dveloppement devait sappuyer sur les principes du respect de la dignit humaine, de la protection des droits de lhomme, de la participation la vie de la communaut et de la promotion de la solidarit. Il a mis laccent sur limportance de promouvoir un secteur agricole dynamique dans les PMA. Il sest inquit que la dpendance des PMA aux importations de nourriture ait tripl entre 2002 et 2008. Il a jug essentiel de renforcer les capacits de production agricole de ces pays afin dy parvenir une indpendance alimentaire locale, nationale et rgionale. Cela passe aussi, a-t-il dit, par la protection de la proprit foncire des petits exploitants agricoles. Il a fustig les tentations la spculation, qui nuisent aux efforts de dveloppement. Le Saint-Sige, a-t-il dit, rve dun nouveau plan daction en faveur des PMA qui sera en mesure de garantir la prosprit aux peuples de ces pays. M. ALI AL-JARBAWI, Ministre de la planification et du dveloppement administratif de lAutorit palestinienne, a fait valoir que la Palestine avait beaucoup avanc ces dernires annes dans le renforcement de ses infrastructures, citant le plan de dveloppement 2008-2010, adopt en 2007 lors de la Confrence de Paris. Depuis trois ans, nous avons fait tout notre possible pour le mettre en uvre et nous avons atteint dexcellents rsultats, a-t-il dit. Nous avons amlior la scurit lintrieur de nos frontires, ainsi que le fonctionnement de notre magistrature, et nous avons mis laccent sur la valorisation du secteur priv sur le plan conomique. Des progrs ont galement t accomplis dans le domaine social, notamment avec laugmentation du taux de scolarisation et la rduction du taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans. Nous avons difi cinq nouvelles cliniques, construit des routes, mis en place des rseaux de canalisation de leau et amlior la fourniture dlectricit la population. Mais, a tempr M. Jarbawi, ces progrs sont ralentis par loccupation isralienne. Jrusalem-Est est coupe par cette occupation, et le mur construit par Isral divise nos terres, a-t-il soulign. Quant la bande de Gaza, qui subit un blocus rigoureux depuis quatre ans, il nous faut y entamer un programme de reconstruction complte, a-t-il indiqu. Il a donc espr quil serait mis un terme loccupation en septembre prochain, afin de permettre toute la rgion de vivre dans la paix. M. ELHADJ GLEY (Tunisie) sest dclar convaincu que la rvolution mene par les jeunes offrira son pays lopportunit historique daccder au rang quil a tant mrit. La situation sur place connait une stabilisation et une normalisation dans le cadre des prparatifs pour lorganisation dune lection dmocratique fixe pour le mois de juillet prochain, a-t-il assur. La Tunisie fait face des dfis lis lemploi, en particulier celui des jeunes diplms, ainsi qu un dsquilibre rgional. Ce sont ces distorsions qui sont lorigine du soulvement populaire qui sest empar du pays, a-t-il indiqu. Convaincu de lefficacit grandissante de la coopration Sud-Sud, la Tunisie a accord ce mode de coopration une place de choix dans sa politique internationale, en signe de solidarit avec les pays en dveloppement, a expliqu le reprsentant. Cet engagement sera dautant plus renforc lavenir par le soutien fondamental apport par les pays dvelopps, notamment travers la mobilisation de ressources additionnelles pour le financement du dveloppement du Sud. Selon le reprsentant, le succs du programme daction dIstanbul exige une refonte complte du systme financier et conomique international afin de permettre une participation plus importante des pays en dveloppement dans la conception et le suivi des grandes dcisions prises au niveau international. La Tunisie estime par ailleurs que les technologies de linformation et des communications jouent un rle dterminant dans le dveloppement des nations africaines. M. NAHARI AGUSTINI (Indonsie) a dclar quau cours de la dcennie coule, de multiples dfis staient poss tous les pays du monde, et en particulier aux pays les moins avancs (PMA), remettant ainsi en cause les gains enregistrs jusqu prsent sur les plans conomique et social. Le reprsentant a estim quun effort concert devrait tre dploy aux niveaux mondial et rgional dans le soutien au processus de dveloppement des PMA. En outre, a-t-il poursuivi, les PMA et leurs partenaires de dveloppement devraient avoir pour objectif de renforcer les capacits productives des pays les moins avancs. Lappropriation nationale du processus de dveloppement dans les pays les moins avancs devrait tre renforce, et la recherche de sources de financement novatrices du dveloppement devrait faire lobjet dune rflexion plus pousse. Laccs aux marchs en faveur des produits en provenance des PMA gagnerait tre assur par la leve des restrictions, tandis que la coopration Sud-Sud doit tre renforce, a ajout M. Agustini. M. DOCTOR MASHABANE (Afrique du Sud) a rappel que, pour son pays, contribuer lmancipation de la moiti des 48 PMA existants constitue un dfi colossal. Mais il a rappel que 33 des 48 tats classs comme pays les moins avancs du monde se trouvaient sur le continent africain, qui a connu une croissance annuelle de 7% pendant plusieurs annes, mme si cela ne sest pas toujours traduit par les rsultats escompts en matire dradication de la pauvret. Au cur des efforts de dveloppement des pays africains, figure le Nouveau Partenariat pour le dveloppement de l'Afrique (NEPAD), a-t-il indiqu, soulignant que ce cadre mettait bien en vidence limportance de renforcer les infrastructures. Aussi le reprsentant sest-il flicit de constater que le programme daction dIstanbul tait align sur les priorits du NEPAD et de lUnion africaine, avant de dire que le passage la mise en uvre devait tre caractris par une harmonisation avec les autres initiatives de dveloppement: lachvement du Cycle de ngociations commerciales de Doha et la concrtisation des partenariats destins la ralisation des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD). M. ABDERRAHIM OULD-HADRAMI (Mauritanie) a dit que lagriculture, clef de la scurit alimentaire, tait le secteur le plus important pour la promotion du dveloppement. En Mauritanie, a-t-il dit, nous sommes conscients que pour sortir de la catgorie des PMA et vaincre le sous-dveloppement, il faut imprativement compter sur soi-mme et ses propres ressources. Partant de ce principe et dans le cadre de la prparation du troisime plan daction de notre cadre stratgique de lutte contre la pauvret (CSLP) pour la priode 2011-2015, la Mauritanie se fixe comme objectif dimpulser, son propre profit, une nouvelle dynamique de dveloppement qui rserve une place de choix la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Il a par ailleurs estim que la faiblesse de la contribution des PMA au commerce international rsultait en partie de limpasse dans laquelle sont les ngociations de Doha. Il a dit que la formation, le transfert des technologies, la coopration technique, la coopration triangulaire, lannulation de la dette des pays pauvres trs endetts, sont autant de domaines o les PMA comptent sur la coopration de leurs partenaires au dveloppement. Il a espr que le nouveau programme daction dIstanbul se traduira par une augmentation de laide publique au dveloppement, en rappelant que sa russite dpendra des promesses faites dans dautres fora en faveur du dveloppement, en gnral, et de lappui aux PMA, en particulier. M. VINCENT RIGBY (Canada) a indiqu que son pays avait dpass son objectif de doubler son aide internationale entre 2001 et 2010. Ceci fait du Canada le huitime contributeur de lOrganisation de coopration et de dveloppement conomiques (OCDE) lAPD. Entre 2000 et 2009, a-t-il dit, le Canada a augment la part de son aide consacre aux PMA de 39 60% du total de son APD, portant ainsi le montant total de son aide aux PMA de 289millions 1,3 milliard de dollars. Il a galement indiqu que son pays avait aussi doubl son aide destine lAfrique entre 2003-2004 et 2008-2009 pour atteindre un montant de 2,1 milliards de dollars. M.Rigby a mis laccent sur lintervention humanitaire canadienne en Hati, en Afghanistan et au Mali o le Canada a aid les producteurs de riz atteindre une production record de 1,6million de tonnes. Par ailleurs, il a indiqu que le Canada avait en 2010 vigoureusement appuy, lors du Sommet du G-8 Muskoka, au Canada, linitiative visant lutter contre la mortalit maternelle et infantile dans les pays en dveloppement. Il a prcis que cette initiative devrait rassembler 10milliards de dollars de contributions. Il a indiqu que son pays sest engag contribuer cette initiative hauteur de 1,1 milliard de dollars au cours de la priode 2010-2015, portant ainsi 2,85 milliards de dollars laide canadienne totale consacre la lutte contre la mortalit infantile et maternelle durant cette priode. Il a prcis que lintervention du Canada se concentrera sur 10PMA, dont lAfghanistan, le Bangladesh, Hati et sept PMA africains. Il a soulign limportance de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur la transparence des initiatives de sant maternelle et infantile, qui a tenu sa deuxime runion Dar es-Salaam, en Rpublique-Unie de Tanzanie, les 1er et 2mai 2011. Il sest dit persuad que cette Commission sera un lment clef de la Stratgie mondiale pour la sant des femmes et des enfants du Secrtaire gnral, qui vise sauver les vies de 16 millions de femmes et denfants dici 2015 dans le contexte de la ralisation des OMD. M. BENJAMIN ABILEAH (Isral) a fait part des ralisations de lAgence isralienne pour la coopration au dveloppement, MASHAV, cre en 1958 et qui sest spcialise dans la formation et le renforcement des ressources humaines dans les pays en dveloppement. Les activits de MASHAV ont notamment pris la forme dactivits de formation locale et de missions de consultations mener sur place. Consciente que les trois conditions indispensables pour radiquer la pauvret sont la garantie de la scurit alimentaire, de la sant et de lducation, MASHAV a rcemment dcid dadopter une approche holistique, en privilgiant les projets de renforcement des capacits, a dit M.Abileah. Soulignant limportance de ltablissement de partenariats dans le cadre du dveloppement international, le reprsentant a affirm que les deux domaines dans lesquels les PMA devraient investir, avec le soutien des pays donateurs, sont la cration de petites et moyennes entreprises et lautonomisation des femmes. cet effet, Isral peut mettre disposition des PMA son savoir-faire, que ce soit au niveau gouvernemental ou celui des organisations non gouvernementales (ONG), a-t-il prcis. M. HAMEED OPELOYERU, Vice-Secrtaire gnral de lOrganisation de la Confrence islamique (OCI), a tenu rappeler la contribution de lOCI en faveur du dveloppement des PMA, avant dannoncer quelle comptait explorer les moyens de renforcer les partenariats avec les agences multilatrales du systme des Nations Unies afin de partager les meilleures pratiques, de rexaminer les stratgies existantes et de mettre en uvre le programme daction des Nations Unies pour les pays les moins avancs au cours de la prochaine dcennie. LOCI a ainsi cr deux fonds de lutte contre la pauvret, qui viennent sajouter aux programmes ducatifs existants et placs sous lgide du Fonds de solidarit islamique (FSI), a prcis le Vice-Secrtaire gnral de lOrganisation de la Confrence islamique M. ACHILLE BASSILEKIN III, qui parlait au nom du Groupe des tats dAfrique, des Carabes et du Pacifique (ACP), a rappel que ce groupe de pays comprenait 40PMA. Il a mis un accent particulier sur les questions de lagriculture, de la scurit alimentaire et du dveloppement rural. Il a jug essentiel que les PMA africains soient mieux assists pour pouvoir atteindre lobjectif de lautosuffisance alimentaire par le biais dune rvolution verte similaire celle qui a vu le jour il y a quelques dcennies en Asie. Il a attir lattention de la Confrence sur limportance de la coopration entre le Groupe ACP et lUnion europenne, qui vise acclrer le dveloppement conomique, culturel et social des pays ACP, dans le souci de contribuer la promotion de la paix et de la scurit, ainsi qu un environnement dmocratique et politique stable. Lurgence dinnovations dans le domaine des varits de semences agricoles nous appelle repenser la question des organismes gntiquement modifis, a-t-il dit en souhaitant que, l o cela est possible, les capacits de recherches soient dveloppes dans les PMA. Il a souhait que lon mette laccent sur le dveloppement humain et social, en citant limportance de laccs leau, lassainissement et la lutte contre la pollution. Il a dit quil tait ncessaire de promouvoir le transfert des technologies et des communications. S agissant de l impact des changements climatiques, il a insist que les PMA taient plus concerns par les efforts d adaptation que par ceux concernant l attnuation des effets de ce phnomne. Mme SAFIYE AAR, du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a indiqu que les PMA ont le taux le plus lev de naissances et de dcs au monde. Lcart entre les plus riches et les plus pauvres continue de se creuser, a-t-elle ajout. Elle sest inquite en particulier de la vulnrabilit des jeunes. Il y a 1,8 milliard de jeunes de 10 24ans dans le monde, ce qui constitue plus du quart de la population mondiale, et la grande majorit dentre eux vit dans les PMA, a indiqu la reprsentante. Elle a assur que le FNUAP soutient la participation des jeunes la vie conomique et sociale et cherche augmenter les investissements dans lducation, notamment dans lducation sexuelle. Linvestissement consacr aux jeunes peut amliorer les perspectives conomiques et de dveloppement des PMA, a-t-elle affirm. Investir dans la sant et les droits des jeunes et des femmes, cest assurer notre avenir tous, a-t-elle conclu. M. ALI MCHUMO, Directeur de la gestion au Fonds commun pour les produits de base, a dclar que renforcer la productivit agricole et faire des agriculteurs des partenaires part entire constituaient des moyens de garantir la stabilit des prix des denres alimentaires et des produits de base. Conscients de cette donne fondamentale, le Fonds sefforce cependant aussi de limiter la dpendance des PMA lexportation des quelques produits de base quils sont gnralement en mesure de commercialiser, a indiqu le reprsentant. M.Mchumo sest flicit de ce que le programme daction dIstanbul prconise llargissement de la coopration internationale cette fin. M.JOS MANUEL SALAZAR, Organisation internationale du Travail (OIT), a indiqu que moins de 10% de la population active des PMA ont accs une protection sociale. Il a aussi expliqu que les jeunes sont souvent contraints de migrer pour trouver un emploi. Il a averti que les PMA, en tant que groupe, ne sont pas sur la voie de la ralisation du premier Objectif du Millnaire pour le dveloppement (OMD n1) relatif lemploi dcent, car les crises mondiales se sont ajoutes aux problmes structurels qui affectent ces pays. M.Salazar a donc invit la communaut internationale promouvoir des types de croissance qui produisent des emplois. Il faut aussi renverser la tendance la ngligence du secteur rural et informel, a-t-il prconis. Nous avons men des tudes ce sujet et en avons partag les rsultats avec les PMA dans le cadre de notre collaboration technique, a-t-il prcis. Il a par ailleurs assur que la protection sociale est ralisable dans les PMA, et quelle renforce les capacits des pays. cet gard, lOIT lance un programme de coopration Sud-Sud pour aider les PMA largir leurs systmes de protection sociale. M.Salazar a en outre appel les PMA ratifier et mettre en uvre les conventions de lOIT. La promotion des normes en matire de travail et lefficacit conomique peuvent se renforcer mutuellement, a-t-il dit, avant de signaler que lOIT travaille en Hati dans ce sens. M. BAKARY KANTE, Directeur excutif du Programme des Nations Unies pour lenvironnement (PNUE), a mis laccent sur limportance dune croissance plus intelligente alors que nous allons atteindre une population de 9 ou 10milliards dhabitants sur terre dici 2050. Il a estim que la transition vers une conomie verte sera en mesure de stimuler des avances sociales et environnementales positives si les mesures politiques appropries sont mises en place. M.Steiner a cit la rfrence que constitue le rapport publi par le PNUE, il y a quelques mois intitul Vers une conomie verte: pour un dveloppement durable et une radication de la pauvret頻. Il a mentionn linitiative, accueillie positivement par le PNUE, sur lconomie des cosystmes et de la biodiversit, qui a permis au monde sapercevoir que nous perdions chaque anne une biodiversit naturelle value environ 4500milliards de dollars. Il a prcis que les biens et services que fournissent les forts, le systme hydrique de la plante, les rcifs coralliens et les sols reprsentent prs de 90% du PIB de tous les pauvres de la plante. M.Steiner a ensuite voqu les initiatives prises par cinq pays en matire de dveloppement durable. Il a cit lexemple de lOuganda, qui a multipli par quatre ses exportations de fruits organiques entre 2003 et 2008; du Npal, qui a invers le cours de la dforestation sur son territoire; ou encore de la Rpublique dmocratique populaire lao qui, grce la promotion de lcotourisme, a augment le nombre de ses visiteurs internationaux de 1 2millions entre 2005 et 2009. Il a galement cit le Mali, qui a significativement rduit lutilisation des pesticides imports, et le Bangladesh, qui quant lui a su promouvoir lnergie solaire auprs des populations rurales. * *** *     -  PAGE 2 - PMA/ISTANBUL/DPI/10 12 mai 2011 ( suivre)  ( suivre)   EMBED Word.Picture.8  0234;<EFKLMXY* + / 0 6 7 E F k  ޿޴ө޿ޒynnnch%h%^JaJh%5>*^JaJh/5>*^JaJh%h%5>*^JaJhLh7M>*mH ,sH ,hLhkymH ,sH ,hLh4>mH ,sH ,hLh=mH ,sH ,h}mH ,sH ,hLh$jH*mH ,sH ,hLh$jmH ,sH ,hLhmH ,sH ,hLhH*mH ,sH ,hLh.RmH ,sH ,$3WXY+ j k !mn`gd%gd%$a$gd% $dha$gd%gdLa O P     \ e t u |}~@BDOUVegrs~^__aQ R !!꩝h/^JaJmH sH h%h%^JaJmH sH h/h%5^JaJh/h%^JaJh%h}^JaJh}^JaJh/^JaJh%h%^JaJh%h/^JaJ=n !!!!!!!`!a!!!!!q%r%**M0`gd[ENgdLgd%`gd%!!! !!!!!!! !!!_!a!!!!!!"#˾ui]RG;GhLhCK>*mH ,sH ,hLhCKmH ,sH ,hLhhmH ,sH ,hLh`5mH ,sH ,hLhh5mH ,sH ,hLhCK5mH ,sH ,hLh[ MmH ,sH ,hLhii56mH ,sH ,hLh[ M56mH ,sH ,hLhjNmH ,sH ,hLhSj mH ,sH ,h/hSj ^JmH ,sH ,h/h%^JaJh/h%5^JaJh/h/^JaJmH sH h/h%^JaJmH sH ####%&&&q&r&&&$*+*;*<*****++..M0N0c0011A5B5!:#:$:;:D:˿tgh[ENhCKaJmH ,sH ,h[ENhYH;aJmH ,sH ,h[ENaJmH ,sH ,h[ENh69aJmH ,sH ,h[ENhYH>*aJmH ,sH ,h[ENhYHaJmH ,sH ,hLhYHmH ,sH ,hLh{>*mH ,sH ,hth{>*mH ,sH ,hth{mH ,sH ,h[ENmH ,sH ,hLhCKmH ,sH ,hLh{mH ,sH ,#M0N0C6D6#:$:N@O@DDHH7K8KNNRRUUXX4]5]N`O`dd>ڷ峢:::;;<<====T>V>>>N@O@Q@U@a@@HH+HiH7K8KKKwKPPPPPP Q QRRRRRֻ֮֡|r|riiiii|ih[ENhxwaJh[ENh69>*aJh[ENhCKaJh[ENhU7>*aJh[ENh69aJh[ENhU7aJh[ENhCKaJmH ,sH ,h[ENh69aJmH ,sH ,h[ENhYH6aJmH ,sH ,h[ENhU7aJmH ,sH ,h[ENhYHaJmH ,sH ,h[ENhYH>*aJmH ,sH ,h[ENhU7>*aJmH ,sH ,)R6R8RaRgRVVXXXXX0YZZ4]5]E]F]G]R]S]V^]^^^d^N`O`g``wddddeeffwixiii˲²––Œƒ|umuiuiuihr^gh[ENh[EN>* h[ENh[EN hLhCKhK" hIaJh[ENhI>*aJh[ENh[ENaJhhaJhhI>*aJ haJh[ENh>*aJh[ENhIaJh[ENhCKaJ h[ENaJh,hxw>*aJh,h,>*aJh[ENhxwaJh[ENhaJ)ijj j jjjjj j(jj?jBjSjTjUj^jkkmmmm5o6oppqq$qIqKqiqjqmqnqtq̩̞̗}upuhuhuh]h+>* h+>*h]h]>* hhCKhhh>* hh hr^ghCKhhr^g^JaJhr^ghr^g>*^JaJhh^JaJhh\^JaJhr^ghr^g^JaJ h[ENhCK h]h] h]\h]h]\ h]h[EN h[ENh[EN&>j?jmmqq{u|u{{RS߄ъҊtu=>|`gd;7~`gdK" `gdcn`gd]`gd`gdr^g`gd[ENtqyqzqrrr3s4sQuRuWufugu{u|uuuEvFvwwxw-x.xfz}zzzz{{{||||B|C|||}2}3}9}:}}}}~~>~K~j~ӼӼӴөӴӼӖǍǂӴӴӴӴӴӴӴhD{hcn^JaJhD{>*^JaJh;7~mH sH hK" hK" ^JaJhK" hcn^JaJhD{^JaJhcnhD{^JaJhcnhcn>*^JaJhcnhcn^JaJ h+h+h+ h]h] h+h]h+h+>*3j~)SVijkq)*@AAB߄|}!#SҊĹ}rgr\h;7~hK" ^JaJhthD{^JaJhthcn^JaJhtht^JaJh1oh;7~^JaJh1ohcn^JaJhcnhCK^JaJmH ,sH ,hcnhcn>*^JaJhcnh|A^JaJh|Ah|A^JaJh2^JaJhcnhD{^JaJhD{^JaJhK" hcn^JaJhcnhcn^JaJ#eg3478+-VWX[Őtuvx·«Žxmh{h;^JaJh0kh{^JaJh0kh;^JaJhcn^JaJh|A>*^JaJhK" h|A>*^JaJhK" hK" >*^JaJhd2hd2^JaJhK" hK" ^JaJhK" hcn^JaJh1o^JaJhK" ^JaJh;7~hK" ^JaJh;7~hK" >*^JaJ(57BCNOqxۚݚ>BCNS|NOP̼̱ueh{hL&c>*^JaJmH sH h{h 8^JaJh{hL&c^JaJmH sH hOhL&c^JaJmH sH hJh;7~h%EhJ>*^JaJh%EhJ^JaJh;7~h;7~h;7~>*h"iX h;7~h;7~hK" hK" ^JaJh{h-^JaJh{hK" >*^JaJh{hK" ^JaJ#|}NOP׹ع̿Ϳ`gdZ`gd[`gd 8`gd 0`gd;`gdD0`gdL&cgdL&c`gd[EN`gdJgdJ ӱ)*. &ȶyzno׹¶«›xofZRRRhV~}^JaJhV~}h;H*^JaJh:>*^JaJhV~}>*^JaJh:h;>*^JaJh:h;^JaJh;h;H*^JaJ *h 0h 0^JaJmH ,sH ,hcnh;^JaJhcnh 0>*^JaJhcnh 0^JaJh;h 0^JaJh;h;>*^JaJh;h;^JaJ *hL&ch 0^JaJmH sH ׹ع۹E̿ͿпۿܿݿH 'ŽŦś}vvvvvrvkck\ hZhe<htht>* hthth: hZhZhe<hZ>* he<hZh[h"iXh[^JaJh)h[^JaJhe<h[>*^JaJhe<hf ^JaJhf ^JaJhe<h[^JaJhZhWh 8>*^JaJhf hf ^JaJhWh 8^JaJ *h 0^JaJ$fgfg./`gdLI`gd|A`gdo`gdgzd`gda`gdO`gd:`gd 8`gde<`gd[EN`gdtMN pq56cl/0;<RSfgy XZ^_ ot*5(ɽɹɲɹɹɹɹɹɹɽɹɽɹɹɹ h[h 8h[ h[h[h 8hah 8h 8>* h 8h 8 he<hZh: htht hthe<he<he<he<>*h|A he<he<B()ijdhqv8ij,PSTfghz|ɽɲɛɓɓɈzrnch0khgzd^JaJhahOhO>* h0khO hOhOh:hZ^JaJha^JaJh:^JaJhah:^JaJmH sH hah:^JaJh:h:>*^JaJh:h:^JaJh[h[h[H* haha h[ha h[h[ h 8h 8h 8%12./Fqƿ{{tlthtdYMhwhLI>*^JaJhwhLI^JaJhLIh|Ah|Ah|A>* h|Ah|Aho hohohoho>*h0kho>*h0khomH sH h0kh} hLIhoh|Aho\h0kho\ h0khohOhgzd>*^JaJhl.hgzd>*^JaJhl.hgzd^JaJh0khgzd^JaJh0kh0k^JaJqrEF'xMNQR78Z[ɺh3;jh3;UhLh`mH ,sH ,hLhN@nmH ,sH , h:h0kh0khG;UhgzdhO hOhOhohO>* hohO hLIhLI hLIhOhLIh|A^JaJhwhLI^JaJh|AhLI^JaJ2)6789 $ !a$gdl/  !gd  !gd`  !t"gd@ T  !t"gd@ T$a$gdtgdL`gda`gdO &(7EF\]^_`acd{|}~Ⱥȡ~e]~YNhLh`mH ,sH ,hjhLIU1jbQ hLIOJQJUVaJmH nHsH tHjhLIUh~9NhLIB*phjh @hLIB*Uph1jh @hLIB*CJ UaJ mHnHph]]]ujhLIUmHnHuhLI h^HhLIhM0JmHnHu hLI0JjhLI0JU hLIaJ4jh3;Uh3;9DEGHIJKLMNPQ\_`abcgd`gd`  !gd: $ !a$gd @ @gd  @gd_2gdC. $ !a$gdl/$a$gdt9 0&P 1h:p~9N. 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