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Introduction du

Secrétaire générale

A? l’approche du soixante-quinzie?me anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, fer de lance du progre?s commun dans le monde, les buts et principes qui nous unissent n’ont rien perdu de leur importance. Qu’il s’agisse de faire sortir des millions de personnes de la pauvrete?, de de?fendre le respect des droits de la personne ou d’aider a? instaurer la paix dans les re?gions secoue?es par des crises, l’Organisation a permis a? l’humanite? de faire d’im- menses progre?s dans de multiples domaines, gra?ce a? son syste?me de valeurs fonde? sur la coope?ration internationale. Dans un monde ou? les changements surviennent a? un rythme effre?ne?, c’est une ta?che de longue haleine qu’il nous revient d’accomplir, guide?s par la Charte : il s’agit de faire fond sur ce qui a de?ja? e?te? re?alise? et de veiller a? ce que toutes et tous puissent connai?tre la prospe?rite? et vivre dans la se?curite? et la dignite?. C’est dans cet esprit que je pre?sente mon troisie?me rapport sur l’activite? de l’Organisation, tout a? la fois pre?occupe? par l’e?tat du monde et rassure? par tout ce que je sais que nous sommes capables de faire pour celles et ceux que nous servons.
Michael Kurtyka, Pre?sident de la COP24 et Secre?taire d’E?tat aupre?s du Ministre de l’e?nergie de la Pologne, manifeste sa joie apre?s l’adoption du programme de travail de l’Accord de Paris lors de la confe?rence de Katowice, en 2018.
Michael Kurtyka, Pre?sident de la COP24 et Secre?taire d’E?tat aupre?s du Ministre de l’e?nergie de la Pologne, manifeste sa joie apre?s l’adoption du programme de travail de l’Accord de Paris lors de la confe?rence de Katowice, en 2018.

Des de?fis qui ne connaissent pas de frontie?res

Le monde continue de faire face a? de graves proble?mes qu’aucun E?tat Membre ou aucune organisation ne peut re?gler par ses seuls moyens. De tous ces pe?rils, la menace pour la survie de la plane?te que repre?sentent les changements climatiques est le plus grave. Les catastrophes lie?es aux changements climatiques touchent en moyenne 350 millions de personnes chaque anne?e et, chaque jour, le re?chauffement de la plane?te vient rogner un peu plus les acquis du de?veloppement obtenus de haute lutte et exacerber la pauvrete?, tandis que la biodiversite? s’appauvrit a? un rythme alarmant.

En 2019, pre?s de 142 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire. Les conflits arme?s et la violence continuent de de?truire des vies et des communaute?s. Les conflits sont devenus plus complexes et interde?pendants. L’extre?misme violent et le terrorisme continuent de de?stabiliser des pays, voire des re?gions entie?res.

Il est pre?occupant de constater que la pauvrete? est omnipre?sente, que les ine?galite?s s’aggravent, non seulement entre les pays mais surtout en leur sein, et que l’espace de?mocratique et civique tend a? se re?- duire, dans un mouvement dont les premie?res victimes sont souvent les de?fenseurs et de?fenseuses des droits de la personne, le personnel de sante? et les journalistes. La violence contre les femmes et les filles reste monnaie courante, et l’on observe partout un regain de re?sistance contre les droits des femmes et l’e?galite? des genres.

Ce sont notamment ces facteurs qui ont contribue? a? l’augmentation des de?placements, lesquels ont pour effet d’exposer les populations vulne?rables a? des violations des droits de la personne durant la migration et de cre?er des proble?mes complexes aussi bien dans les pays de transit que dans ceux de destination. Alors que ces proble?mes et d’autres persistent et se propagent, nous voyons la peur, l’incertitude et la frustration gagner du terrain, miner la confiance dans les institutions et les structures politiques e?tablies et cre?er un terreau fertile pour les discours de haine, la xe?nophobie et autres propos dangereux ou sources de dissensions.

Profonde?ment inquiet face a? cette e?volution alarmante, et notamment face aux e?pisodes de violence motive?e par la haine et aux attaques odieuses visant des lieux de culte, j’ai de?cide? de mettre en ?uvre une strate?gie visant a? lutter contre les discours de haine et a? examiner comment l’ONU peut concourir a? la protection des lieux saints partout dans le monde.

”Les proble?mes mondiaux exigent des solutions mondiales. Il ne suffit pas de proclamer les vertus du multilate?ralisme : nous devons prouver son utilite?.” Anto?nio Guterres

Secrétaire général

”La coope?ration internationale est essentielle
a? la promotion de la de?cennie d’action pour la re?alisation des objectifs de de?veloppement durable a? l’horizon 2030. Des transformations sont ne?cessaires afin de ne laisser personne de co?te?.” Amina J. Mohammed

Vice-Secre?taire ge?ne?rale

De?fendre le multilate?ralisme

En 2018, l’action du syste?me des Nations Unies a montre? ce dont nous sommes capables lorsque nous travaillons ensemble et ce que nous devons faire pour progresser encore.

Le Programme de de?veloppement durable a? l’horizon 2030, dont les 17 objectifs de de?veloppement durable sont le concentre?, offre un plan d’action clair et universel en vue d’une mondialisation e?quitable et d’une transformation des e?conomies et des socie?te?s qui ne laissent per- sonne de co?te?. De nombreux progre?s ont e?te? accomplis, mais, au rythme actuel, nous ne serons pas en mesure d’atteindre nos objectifs. Face a? l’urgence de la situation, nous devons passer a? la vitesse supe?rieure et redoubler d’ambition, en ?uvrant au renforcement de la coope?ration internationale, a? la conclusion de partenariats public-prive?, a? la mobilisation de financements ade?quats et a? la mise en ?uvre de solutions novatrices. Nous devons e?galement donner aux jeunes les moyens d’e?tre des partenaires et des de?cideurs, comme pre?vu dans Jeunesse 2030, la Strate?gie des Nations Unies pour la jeunesse.

Le Secre?taire ge?ne?ral, Anto?nio Guterres, et la Secre?taire ge?ne?rale adjointe, Amina J. Mohammed, lors d’une re?union a? New York.
Le Secre?taire ge?ne?ral, Anto?nio Guterres, et la Secre?taire ge?ne?rale adjointe, Amina J. Mohammed, lors d’une re?union a? New York.
Malgre? les difficulte?s, les pays qui ont participe? a? la confe?rence sur les changements climatiques qui s’est tenue a? Katowice (Pologne) en de?cembre ont re?ussi a? s’entendre
sur un programme de travail visant a? mettre en ?uvre l’Accord de Paris sur le climat de 2015, ce qui constitue une avance?e notable. Le sommet sur le cli- mat qui se tiendra en septembre 2019 sera l’occasion d’acce?le?rer les mesures prises a? l’e?chelle mondiale pour at- teindre l’objectif de limitation de l’e?le?vation de la tempe?rature a? 1,5 °C ainsi que les autres objectifs climatiques pour 2020 et au- dela?.

En de?cembre 2018, l’accord conclu par les E?tats Membres concernant l’instrument sans pre?ce?dent qu’est le Pacte mondial pour des migrations su?res, ordonne?es et re?gulie?res a donne? aux pays d’origine, de transit et de destination qui le souhaitent acce?s a? un me?canisme permet- tant d’optimiser les avantages des migrations et de relever les de?fis qu’elles posent. Avec le pacte mondial sur les re?fugie?s, qui a e?te? approuve? le me?me mois, la communaute? mondiale dispose de?sormais d’instruments ambitieux pour veiller a? ce que la mobilite? humaine ne soit pas un proble?me.

Nos ope?rations de paix demeurent d’une importance vitale. Gra?ce a? l’initiative Action pour le maintien de la paix, nous avons renforce? notre partenariat avec les pays qui fournissent des contingents ou du personnel de police, les membres du Conseil de se?curite? et les pays ho?tes. Depuis le de?but de cette initiative, en mars 2018, plus de 150 E?tats Membres et quatre organisations internationales et re?gionales ont souscrit a? la De?claration d’engagements communs concernant les ope?rations de maintien de la paix des Nations Unies.

Nous avons eu recours a? des examens inde?pendants de nos ope?rations afin d’e?tudier les moyens de mieux nous acquitter de nos mandats, et nous avons fait de la fe?minisation du personnel en tenue une priorite?. Nous encourageons e?galement une ve?ritable participation des femmes aux processus de paix, l’expe?rience montrant qu’elle est le gage d’accords plus solides et plus durables.

Au Conseil de se?curite?, le Secre?taire ge?ne?ral s’exprime lors de la se?ance consacre?e au maintien de la paix et de la se?curite? internationales et, en particulier, a? un examen d’ensemble de la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Au Conseil de se?curite?, le Secre?taire ge?ne?ral s’exprime lors de la se?ance consacre?e au maintien de la paix et de la se?curite? internationales et, en particulier, a? un examen d’ensemble de la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
J’ai propose? un nouveau programme de de?sarmement pour lutter contre les armes de destruction massive et les armes classiques et pour e?viter que les nouvelles technologies, si merveilleuses soient-elles, ne de?clenchent une nouvelle course aux armements de?sastreuse. Notre objectif est triple : le de?sarmement doit sauver l’humanite?, sauver des vies et pre?server notre avenir.

Si l’ONU s’attache a? dispenser une aide humanitaire vitale et a? renforcer les ope?rations de paix, nous sommes tous parfaitement conscients que c’est a? la seule condition de mettre fin aux guerres et a? la violence que nous pourrons venir a? bout de la souffrance et des destructions qu’elles causent. C’est pourquoi, de?s le de?but de mon mandat, j’ai mis l’accent sur la pre?vention, la me?diation et l’intensification des efforts de re?tablissement de la paix et de la diplomatie.

Les derniers mois ont e?te? riches en progre?s, qu’il s’agisse de reme?dier a? des situations instables, de re?gler des conflits ou de redonner de l’espoir aux personnes touche?es par des anne?es de guerre, de violence et d’instabilite?, par exemple en veillant au bon de?roulement d’e?lections pacifiques et de?mocratiques a? Madagascar. En fe?vrier 2019, la Gre?ce et la Mace?doine du Nord ont re?gle? leur diffe?rend de longue date concernant le ? nom ? de cette dernie?re, montrant par la? qu’il est me?me possible de re?gler des questions en apparence insolubles a? force de dialogue et de volonte? politique. L’e?troite coope?ration e?tablie avec les organisations re?gionales a e?te? essentielle. Toutefois, face a? des conflits complexes, ce travail s’ave?re difficile et exige patience et perse?ve?rance, comme nous l’avons vu en Re?publique arabe syrienne, en Re?publique centrafricaine et au Soudan du Sud. Au Ye?men, l’Accord de Stockholm, ne?gocie? sous l’e?gide de l’ONU et conclu en de?cembre 2018, repre?sente une avance?e dont on ne peut que se fe?liciter; toutefois, de nombreux obstacles persistent et il faudra redoubler d’efforts pour veiller a? ce que les parties respectent leurs engagements et a? ce qu’un ve?ritable processus politique de?bouche enfin sur la paix. Dans ces cas pre?cis comme dans d’autres, je continue de proposer mes bons offices et d’intervenir personnellement a? chaque fois que cela peut s’ave?rer utile, paralle?lement a? l’action de celles et ceux qui sont mes envoye?s et mes repre?sentants spe?ciaux, en faisant fond sur l’expe?rience dans ce domaine de l’ONU et, plus largement, de l’ensemble du monde de la me?diation.

Dans le me?me temps, nous de?fendons une de?marche collective a? l’e?chelle du syste?me pour relever des de?fis tels que l’e?pide?mie du virus Ebola en Re?publique de?mocratique du Congo, qui continue de se propager, dans un environnement difficile marque? par le conflit et l’inse?curite?. J’exhorte les E?tats Membres et les organisations partenaires a? veiller a? ce que les organismes d’intervention disposent des ressources dont ils ont besoin pour re?ussir.

Le Pre?sident de la 72e session de l’Assemble?e ge?ne?rale, Miroslav Lajc?a?k (au centre), et les cofacilitateurs du Pacte mondial sur les migrations Juan Jose? Go?mez Camacho (deuxie?me en partant de la droite), Repre?sentant permanent du Mexique aupre?s de l’ONU, et Ju?rg Lauber (a? droite), Repre?sentant permanent de la Suisse aupre?s de l’ONU, brandissent le marteau a? la fin de la re?union durant laquelle la version finale du document a e?te? e?tablie.
Le Pre?sident de la 72e session de l’Assemble?e ge?ne?rale, Miroslav Lajc?a?k (au centre), et les cofacilitateurs du Pacte mondial sur les migrations Juan Jose? Go?mez Camacho (deuxie?me en partant de la droite), Repre?sentant permanent du Mexique aupre?s de l’ONU, et Ju?rg Lauber (a? droite), Repre?sentant permanent de la Suisse aupre?s de l’ONU, brandissent le marteau a? la fin de la re?union durant laquelle la version finale du document a e?te? e?tablie.
“Le but et les principes de l’ONU sont plus que jamais d’actualite?. Ils continuent de nous guider vers un monde plus pacifique et plus durable, que nous ne parviendrons a? ba?tir que si nous unissons nos forces.” Maria Luiza Ribeiro Viotti

Chef de Cabinet

“La re?ussite de notre action se mesure en de?finitive a? l’aune des re?sultats que nous obtenons pour les personnes que nous servons.” Volker Tu?rk

Sous-Secre?taire ge?ne?ral a? la coordination strate?gique

S’unir pour la re?forme

Pour faire face aux proble?mes qui se posent aujourd’hui dans le monde et a? ceux qui se poseront demain, nous avons entrepris d’importantes re?formes au sein de l’Organisation. Nous avons transforme? le syste?me des Nations Unies pour le de?veloppement et de?ploye? une nouvelle ge?ne?ration d’e?quipes de pays et de coordonnatrices et coordonnateurs re?sidents. Nous avons renforce? et rationalise? notre architecture de paix et de se?curite? pour mieux inte?grer l’action pre?ventive, ainsi que le re?tablissement, le maintien et la consolidation de la paix. Nous avons cre?e? de nouvelles structures de gestion au Sie?ge afin de pouvoir offrir au reste du Secre?tariat des conseils strate?giques et un soutien ope?rationnel plus efficace, en particulier sur le terrain. Nous avons de?centralise? la prise de de?cisions pour que les cadres disposent des moyens ne?cessaires a? l’exe?cution de leurs programmes, tout en ayant a? rendre compte de l’utilisation des ressources qui leur sont confie?es et de la performance des entite?s qu’ils dirigent. Nous avons adopte? de nouvelles pratiques de gestion et de?veloppe? de nouvelles capacite?s.

L’objectif ultime de la re?forme est de faire en sorte que nous soyons dans la meilleure position possible pour servir les populations : les personnes qui souffrent de la pauvrete? ou de l’exclusion, celles qui sont victimes de conflits, celles dont les droits et la dignite? sont bafoue?s, et les millions d’autres qui ont besoin d’un coup de pouce pour pouvoir donner vie a? leurs ide?es et concre?tiser leurs re?ves.

Pour plus d’efficacite? et d’efficience dans l’exe?cution de nos mandats, nos actions doivent e?tre guide?es par le souci de transparence, de coordination et d’application du principe de responsabilite?. Nous devons de?cloisonner nos activite?s et faire converger les diffe?rents piliers de notre action afin d’assurer la comple?mentarite? de nos efforts visant a? promouvoir la paix, le de?veloppement durable et les droits de la personne.

Des e?tudiantes portant des pancartes en faveur de la lutte pour le climat a? l’Albert Park, a? Suva (Fidji).
Des e?tudiantes portant des pancartes en faveur de la lutte pour le climat a? l’Albert Park, a? Suva (Fidji).
“Ne laisser personne de co?te?, c’est mettre l’inclusion au c?ur de notre action” Ana Maria Mene?ndez

Conseille?re principale pour les politiques

Nous continuons e?galement de bien progresser sur la voie de la parite? des sexes : pour la premie?re fois dans l’histoire de l’Organisation, nous avons atteint la parite? au sein du Conseil de direction et parmi les coordonnatrices et coordonnateurs re?sidents, et nous y sommes presque chez les cadres supe?rieurs de l’Organisation, et ce bien avant l’e?che?ance que j’avais fixe?e a? 2021. Il ne s’agit pas seule- ment de chiffres; il s’agit de faire en sorte que toutes et tous soient repre?sente?s dans le personnel de l’Organisation. En ce qui concerne le harce?lement sexuel et l’exploitation et les atteintes sexuelles, nous continuons de mettre l’accent sur la pre?vention, la re?activite? en cas d’alle?gations, l’appui a? apporter aux victimes pour les aider a? surmonter leur traumatisme et l’application du principe de responsabilite?. A? cette fin, nous avons mis en place un service d’assistance a? l’intention du personnel, renforce? nos capacite?s d’enque?te et cre?e? une base de donne?es permet- tant la ve?rification des ante?ce?dents afin d’e?viter que des personnes coupables d’inconduite sexuelle ne parviennent a? se replacer ailleurs dans le syste?me des Nations Unies sans que personne ne s’en rende compte. Ces trois de?fis simultane?s — re?aliser la parite? des sexes, pre?venir le harce?lement sexuel et pre?venir l’exploitation et les atteintes sexuelles — forment la clef de vou?te de mes initiatives de re?forme globale et de mon ambition de propulser l’Organisation vers l’avenir.
Ismat (15 ans), re?fugie?e rohingya au Bangladesh, fait part de ses re?ves d’avenir : ? Un jour, j’aimerais e?tre me?decin. Je voudrais soigner toutes sortes de gens. J’ai du? arre?ter l’e?cole a? 10 ans, mais j’espe?re pouvoir reprendre mes e?tudes un jour. ?
Ismat (15 ans), re?fugie?e rohingya au Bangladesh, fait part de ses re?ves d’avenir : ? Un jour, j’aimerais e?tre me?decin. Je voudrais soigner toutes sortes de gens. J’ai du? arre?ter l’e?cole a? 10 ans, mais j’espe?re pouvoir reprendre mes e?tudes un jour. ?

Faire face a? une crise financie?re

Le succe?s de la re?forme de?pend e?galement des contributions financie?res des E?tats Membres, qui doivent e?tre suffisantes et pre?visibles. Or, l’exe?cution du budget ordinaire est marque?e par de graves difficulte?s de tre?sorerie et on constate des de?ficits qui se manifestent plus to?t qu’auparavant, qui se creusent et qui durent plus long- temps. En outre, en raison de failles structurelles dans la me?thodologie budge?taire, les de?penses peuvent exce?der le montant approuve? au budget et pre?ce?der le recouvre- ment des contributions. Il en va de me?me pour le budget du maintien de la paix. Plus d’un tiers de nos missions de maintien de la paix ne disposent pas des liquidite?s ne?cessaires pour couvrir leurs de?penses, ce qui entrai?ne des retards dans les paiements aux pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police. J’ai fait tout ce qui e?tait en mon pouvoir pour persuader les gouvernements de payer a? temps, et je remercie ceux qui l’ont fait, lesquels constituent une vaste majorite?. Mais nous sommes encore loin d’e?tre dans une situation ide?ale. Le moment est de?cisif, et les choix que nous ferons prochainement auront des re?percussions pour les anne?es a? venir. C’est pourquoi j’ai pre?sente? une se?rie de propositions concre?tes frappe?es au coin du bon sens pour reme?dier
une bonne fois pour toutes a? la de?te?rioration de la situation financie?re, qui n’est pas soutenable. Ces propositions visaient a? pre?venir toute interruption de nos activite?s et a? faire en sorte que l’organisation de nos travaux soit guide?e par les mandats prioritaires.

Je sais gre? a? l’Assemble?e ge?ne?rale d’avoir accueilli favorable- ment certaines de ces propositions en juillet. Ces mesures ne re?gleront pas entie?rement le proble?me, mais elles nous per- mettront au moins de rembourser plus rapidement les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police. Mal- heureusement, nous n’avons pas encore enraye? la crise concernant le budget ordinaire; si nous ne faisons rien, nous ne serons plus a? me?me d’exe?cuter les mandats et le programme
de travail approuve?. J’exhorte les gouvernements a? trou- ver un terrain d’entente pour sortir de cette crise et procurer une assise financie?re solide a? l’Organisation.

Tirer parti des nouvelles technologies

Les technologies re?volutionnaires et les progre?s scientifiques continueront de ge?ne?rer des changements a? un rythme rapide, que les E?tats et les institutions multilate?rales seront dans l’incapacite? de suivre. Il est essentiel d’instaurer une solide coope?ration internationale et de promouvoir l’inclusion de toutes les parties prenantes concerne?es si nous voulons tirer parti des possibilite?s cre?e?es par les nouvelles technologies pour re?duire la pauvrete?, inverser la tendance des changements climatiques, combattre les discours de haine, donner davantage de perspectives aux jeunes et re?gler d’autres proble?mes mondiaux pressants. Le de?bat lance? par le rapport du Groupe de haut niveau sur la coope?ration nume?rique, qui est une entite? inde?pendante, se poursuivra au cours des prochains mois. L’ONU est pre?te a? cre?er un espace de dialogue concernant la manie?re dont ces nouvelles technologies peuvent e?tre mises au service du bien et contribuer a? la re?alisation des objectifs de de?veloppement durable.
Le Secre?taire ge?ne?ral (au centre) rencontre le Groupe de haut niveau sur la coope?ration nume?rique. A? ses co?te?s, Melinda Gates (au centre, a? gauche), Copre?sidente de la Bill and Melinda Gates Foundation, et Jack Ma (au centre, a? droite), fondateur et Pre?sident exe?cutif du groupe Alibaba.
Le Secre?taire ge?ne?ral (au centre) rencontre le Groupe de haut niveau sur la coope?ration nume?rique. A? ses co?te?s, Melinda Gates (au centre, a? gauche), Copre?sidente de la Bill and Melinda Gates Foundation, et Jack Ma (au centre, a? droite), fondateur et Pre?sident exe?cutif du groupe Alibaba.

Perspectives

J’ai eu la chance de faire nombre de rencontres me?morables au cours de la premie?re moitie? de mon mandat; j’ai vu des personnes qui comptent sur nous pour agir et entendu leurs te?moignages e?loquents : la?, des familles du Pacifique craignant de voir leur pays submerge?, ici des re?fugie?s rohingya revendiquant leurs droits, la? encore des militants de la socie?te? civile travaillant sur le terrain tout en se faisant entendre dans les salles de confe?rence, tous et toutes mobilise?s pour appuyer notre travail commun.

Je me suis rendu en Re?publique centrafricaine ou? j’ai pleure? les Casques bleus tombe?s a? Bangassou, qui ont consenti l’ultime sacrifice pour la cause de la paix; j’ai rencontre? de courageux de?fenseurs et de?fenseuses des droits de la personne en Colombie et ailleurs; j’ai e?te? porte? par l’envie d’apprendre des jeunes e?le?ves des e?coles ge?re?es par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les re?fugie?s de Palestine dans le Proche-Orient; dans le centre du Mali, j’ai entendu la profonde de?termination des dirigeants locaux a? lutter pour la paix et la re?conciliation; j’ai contemple? les premie?res manifestations de l’imminente crise climatique mondiale et vu de mes propres yeux les ravages cause?s par des phe?nome?nes me?te?orologiques extre?mes, comme ceux survenus au Mozambique et dans les Carai?bes, ces re?gions qui, alors qu’elles n’ont gue?re contribue? a? cette crise, en sont souvent les premie?res victimes.

Bertine Bahige, ancien re?fugie? congolais qui dirige actuellement une e?cole primaire aux E?tats-Unis, s’adresse aux repre?sentants des E?tats Membres avant qu’ils n’approuvent le Pacte mondial sur les re?fugie?s, qui va transformer la manie?re dont le monde re?agit face aux de?place- ments massifs de population et aux crises de re?fugie?s.
Bertine Bahige, ancien re?fugie? congolais qui dirige actuellement une e?cole primaire aux E?tats-Unis, s’adresse aux repre?sentants des E?tats Membres avant qu’ils n’approuvent le Pacte mondial sur les re?fugie?s, qui va transformer la manie?re dont le monde re?agit face aux de?place- ments massifs de population et aux crises de re?fugie?s.
Partout, en toutes circonstances, j’ai retrouve? un de?nominateur commun : dans le monde entier, les peuples aspirent a? voir l’Organisation des Nations Unies se hisser a? la hauteur de ses ide?aux. Je prends cette mission a? c?ur et suis fermement re?solu a? pousser les E?tats Membres a? faire leur part du travail pendant que je fais la mienne afin de ba?tir une Organisation qui soit un vecteur efficace et re?actif de progre?s pour toutes et tous.

Seule l’action collective permettra de re?gler les proble?mes mondiaux. Mais dans l’e?poque complexe qui est la no?tre, il ne suffit pas de proclamer les vertus du multilate?ralisme : nous devons prouver son utilite?. A? la veille du soixante-quinzie?me anniversaire de l’Organisation, la Charte des Nations Unies montre la voie a? suivre et laisse espe?rer l’ave?nement d’un monde ou? les peuples et les pays vivront ensemble en bon voisinage, en de?fendant des valeurs universelles et en fac?onnant un avenir commun. Nous devons y croire plus que jamais.