Les banques au service d'une planète viable
La célébration de la Journée internationale des banques de cette année met en lumière le r?le essentiel des banques multilatérales de développement, des banques internationales de développement et des systèmes bancaires nationaux dans la promotion du développement durable, le soutien à l'action climatique et l'amélioration du niveau de vie.
Le thème de 2025 s'appuie sur trois impératifs interdépendants : financer une planète viable, combler le déficit de financement des ODD et renforcer la finance résiliente et inclusive. Les banques jouent un r?le central dans l'alignement des flux financiers sur les engagements mondiaux en matière de climat, dans la résolution des déficits de financement structurels qui entravent les progrès dans les pays en développement et dans l'élargissement de l'accès à des services financiers abordables et responsables pour les communautés vulnérables. En intégrant les risques environnementaux, en soutenant les investissements à long terme et en promouvant la finance numérique inclusive, les institutions bancaires peuvent contribuer à redéfinir les voies du développement et à tenir les promesses du Programme de développement durable à l'horizon 2030.
L'objectif général de la célébration de cette année est de mettre en lumière et de renforcer le r?le transformateur des banques dans la promotion du développement durable. Les Nations Unies appellent les gouvernements, les institutions financières internationales, les régulateurs, les banques commerciales et la société civile à travailler ensemble pour développer le financement à long terme aligné sur les ODD et renforcer les systèmes financiers qui fonctionnent à la fois pour les populations et pour la planète. Gr?ce à des dialogues mondiaux et nationaux, au partage des connaissances et à des partenariats inclusifs, la célébration de 2025 vise à susciter des actions concrètes qui permettent aux systèmes bancaires de favoriser un développement durable, résilient et inclusif dans le monde entier.
Messages clés
- Les banques sont des acteurs du développement. ? tous les niveaux, elles ne sont pas seulement des intermédiaires financiers ; elles jouent un r?le central dans l'élaboration des voies de développement et doivent aligner leurs modèles économiques sur les ODD et les objectifs climatiques.
- Il est possible de combler le déficit de financement des ODD. Gr?ce à des politiques cohérentes, des instruments de partage des risques et des partenariats solides, les banques peuvent mobiliser et canaliser des financements à grande échelle en faveur du développement durable et d'une transition juste et verte.
- La résilience et l'inclusion vont de pair. Les systèmes financiers sont plus stables et plus résilients lorsqu'ils sont inclusifs, diversifiés et ancrés dans l'économie réelle, avec des mesures de protection pour les personnes et la planète.
- La transformation numérique est un puissant moteur. Les services financiers numériques peuvent être un puissant moteur d'inclusion et d'efficacité, à condition que les risques pour la stabilité, l'intégrité, la protection des données et les droits des consommateurs soient gérés efficacement.
- La solidarité mondiale est essentielle. Les institutions financières internationales, les économies avancées et les marchés financiers mondiaux ont la responsabilité d'aider les pays en développement à obtenir des financements abordables et à long terme pour leur développement durable.
Contexte
Le 19 décembre 2019, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution , proclamant le 4 décembre Journée internationale des banques. Cette résolution reconna?t le potentiel des banques dans le financement du développement durable, mais également le r?le vital des systèmes bancaires des ?tats Membres pour contribuer à l'amélioration du niveau de vie.
En 2015, l'Assemblée générale avait adopté les objectifs de développement durable, reconnaissant que l'éradication de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l'extrême pauvreté, est le plus grand défi mondial et une condition indispensable au développement durable. Les objectifs visent à réaliser le développement durable dans ses trois dimensions - économique, sociale et environnementale - de manière équilibrée et intégrée, en s'appuyant sur les réalisations des objectifs du Millénaire pour le développement et en s'attaquant à leurs aspects inachevés.
La réalisation du développement durable - en particulier l'éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités et la lutte contre le changement climatique - nécessite une perspective à long terme, dans laquelle les gouvernements, le secteur privé et la société civile travaillent ensemble pour relever les défis mondiaux. Toutefois, un monde plus incertain favorise des comportements à plus court terme. C'est pourquoi les entreprises privées, dont beaucoup sont déjà confrontées à toute une série d'incitations à court terme, hésitent à engager des fonds dans des projets d'investissement à long terme. En période d'insécurité financière, les ménages se concentrent souvent sur leurs besoins immédiats. Et les décideurs politiques sont souvent guidés par des cycles politiques à court terme.
Des efforts restent ainsi nécessaires à tous les niveaux pour garantir qu'une action collective renforcée puisse contribuer à réduire l'incertitude mondiale, tandis que l'innovation financière peut générer des progrès significatifs dans le cadre programme de développement durable à l'horizon 2030 et du programme d'action d'Addis-Abeba.
? La mondialisation et l’évolution technologique ont contribué à réduire l’extrême pauvreté au niveau mondial, mais la répartition inégale des avantages s’est traduite par un grand nombre de laissés-pour-compte et a nui au soutien à l’architecture mondiale. ?
— Note du Secrétaire général ()
Principes pour un secteur bancaire responsable
Les Principes pour un secteur bancaire responsable ont été élaborés par un groupe central de 30 banques fondatrices dans le cadre d’un partenariat mondial novateur entre les banques et l’Initiative financière du (). Selon ces Principes, lancés la veille du Sommet Action Climat de l’ONU à New York en 2019, les banques s'engagent à aligner stratégiquement leurs activités sur les objectifs de l’ et les objectifs de développement durable, et à renforcer massivement leur contribution à la réalisation de ces deux objectifs.
Une situation mondiale à risque
- La croissance de l’économie mondiale reste stable aux alentours de 3 %, mais elle a probablement atteint un sommet.
- Plus de 500 milliards de dollars de marchandises font l’objet de restrictions commerciales.
- Les risques d’endettement augmentent. Plusieurs pays, dont une trentaine de pays les moins avancés et d’autres pays vulnérables, sont déjà en situation de surendettement ou risquent fort de l’être, ce qui entrave leur capacité d’investir dans les objectifs de développement durable.
- Les risques d’endettement augmentent. Plusieurs pays, dont une trentaine de pays les moins avancés et d’autres pays vulnérables, sont déjà en situation de surendettement ou risquent fort de l’être, ce qui entrave leur capacité d’investir dans les objectifs de développement durable.
- L’inégalité s’est aggravée dans les pays où vivent la plupart des habitants de la planète et la croissance mondiale des salaires réels n’est que de 1,8 %, soit la plus faible depuis 2008.
- Les changements climatiques se poursuivent à un rythme soutenu, les émissions de gaz à effet de serre ayant augmenté de 1,3 % en 2017, avec des conséquences désastreuses pour les collectivités du monde entier.
Réexaminer l’architecture institutionnelle mondiale
- La crise du système commercial multilatéral est également l’occasion de remodeler ce système et de l’adapter dans l’intérêt du développement durable.
- Les difficultés rencontrées dans la restructuration de la dette souveraine, en partie imputables aux nouveaux instruments et aux créanciers non traditionnels, ont sensibilisé la communauté internationale aux lacunes de l’architecture actuelle.
- L’accentuation des vulnérabilités a souligné l’importance d’un renforcement du filet de sécurité financière mondial.
- La numérisation de l’économie a alimenté le débat sur la configuration du régime fiscal international qui pourrait contribuer à corriger les inégalités.
- La concentration croissante du marché, y compris dans l’économie numérique, a mis en évidence la nécessité de mieux surveiller cette tendance et d’en gérer les implications socioéconomiques.


