Agir maintenant pour b?tir un avenir s?r
Les mines, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés continuent de faire des morts et des blessés, en particulier dans les situations de conflit armé. En moyenne, une personne est tuée ou blessée par un tel engin explosif toutes les heures. De nombreux enfants figurent parmi les victimes. L'utilisation d'engins explosifs improvisés s'est étendue, terrorisant les civils et mena?ant les acteurs humanitaires ainsi que les missions et le personnel des Nations Unies.
En 2026, la Journée internationale de sensibilisation aux dangers des mines et d’assistance à la lutte antimines sera célébrée sous le thème ? Investir dans la paix, investir dans la lutte antimines ?. Ce thème met en avant l’importance fondamentale, pour que la paix puisse s’épanouir, de débarrasser les terres des menaces explosives et de permettre aux communautés de vivre sans craindre ces armes aveugles.
La lutte antimines sauve des vies, assure la sécurité, redonne de la dignité, rend les terres exploitables et crée les conditions d’une stabilité à long terme. Elle transforme les terrains dangereux en espaces s?rs et productifs. Elle permet l’accès humanitaire, facilite le développement, soutient les efforts de stabilisation et jette les bases d’une paix durable. Investir dans la lutte antimines n’est donc pas seulement une nécessité technique : c’est un investissement stratégique dans la consolidation de la paix, le relèvement et le développement durable.
Ensemble dans la lutte contre les mines
Le 8 décembre 2005, l'Assemblée générale a proclamé le 4 avril Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines ().
La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines est l'occasion d'attirer l'attention sur les besoins des victimes des mines et des restes explosifs de guerre. Les ?tats Membres, la société civile et l'ONU doivent s'employer à créer les conditions législatives, sociales et économiques permettant aux rescapés de jouir de leurs droits et de jouer un r?le productif au sein de la société.
Les ?tats Membres sont également encouragés à ratifier tous les instruments relatifs au désarmement, au droit humanitaire et aux droits de l'homme qui concernent les mines antipersonnel, les restes explosifs de guerre et les personnes ayant survécu aux effets dévastateurs de ces engins.
Créé en 1997, le s'efforce d'éliminer la menace que représentent les mines, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés en coordonnant les activités de lutte antimines des Nations Unies, en dirigeant les interventions opérationnelles au niveau national et en apportant son soutien aux opérations de paix, ainsi qu'en élaborant des normes, des politiques et des principes.
La lutte antimines
L'ONU continue de plaider pour l'universalisation des cadres juridiques en place et d'encourager les ?tats Membres à étendre ces régimes et à élaborer de nouveaux instruments internationaux pour protéger les civils contre les fléaux que représentent les mines terrestres et les restes explosifs de guerre, comme elle l'a fait en 2008 en appuyant la Convention sur les armes à sous-munitions, entrée en vigueur le 1er ao?t 2010. Elle mène ce travail en collaboration avec les ?tats intéressés, la société civile, des organisations de lutte antimines et des organisations internationales.
Depuis son ouverture à la signature en 1997, 164 pays ont ratifié ou adhéré à la , communément appelée Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel. Cette coalition sans précédent a permis de sensibiliser le public aux conséquences des mines terrestres antipersonnel sur les civils et de rallier un soutien mondial en faveur d'une interdiction totale.
L'article 6 de la convention sur l'interdiction des mines antipersonnel prévoit une ? assistance aux victimes ?, faisant des soins, de la réadaptation et de la réinsertion sociale et économique des victimes de mines une obligation pour les ?tats parties à la convention. Il précise que cette assistance doit répondre aux besoins immédiats et à long terme des survivants d'accidents de mines, de leurs familles, des communautés touchées par les mines et des personnes handicapées.
La Convention relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif (A/RES/61/106) ont été adoptés le 13 décembre 2006 au Siège des Nations Unies à New York et ont été ouverts à la signature le 30 mars 2007. Cette convention, qui fait référence à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, inclut toutes les personnes handicapées.
Outre les mines antipersonnel, des défis subsistent pour tous les autres restes explosifs de guerre. Le 12 novembre 2006, le Secrétaire général s'est félicité de l'entrée en vigueur du relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur certaines armes classiques et a réitéré son appel à son universalisation et à sa mise en ?uvre. En décembre 2008, le secrétaire général a salué l'ouverture à la signature de la convention sur les armes à sous-munitions, à laquelle 108 ?tats ont adhéré.
Guidé par sa politique interinstitutions, le groupe interinstitutions de coordination de la lutte antimines des Nations Unies (IACG-MA), composé de 12 départements, agences, fonds et programmes, et d'entités observatrices, telles que l'Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement et la Banque mondiale, continue d'assurer la cohérence du système dans tous les piliers et activités de la lutte antimines.
La stratégie des Nations Unies pour la lutte contre les mines sert de cadre de responsabilité pour le système des Nations Unies et les entités participantes, guidant les efforts de prévention et de traitement des menaces liées aux engins explosifs pendant et après les conflits armés, tout en soutenant les communautés affectées. Comme convenu par les Principaux de l'IACG-MA en juin 2023, cette stratégie ne sera plus soumise à des délais et continuera à faire l'objet d'un examen périodique tous les deux ans pour co?ncider avec le rapport biennal du Secrétaire général sur l'assistance à la lutte antimines. Les principaux responsables de l'AIVG-MA ont approuvé la Stratégie des Nations Unies le 13 décembre 2023. La stratégie est entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
Plus d'informations
?vénements 2026
pour mettre en lumière les progrès et les défis de la lutte antimines.
