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Des journalistes au Siège de l'ONU
Des journalistes couvrant les travaux du Conseil de sécurité de l'ONU attendent une conférence de presse dans la zone réservée aux médias.
Photo :Photo ONU/Mark Garten

Fa?onner un avenir de paix

Selon le , la liberté d'expression dans le monde a reculé de 10 % depuis 2012, une dégradation dont l'ampleur est comparable à celle observée lors des périodes lesplus troublées du XXe siècle (Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, Guerre froide). 

La manipulation de l'information, notamment l'utilisation de l'IA par des acteurs malveillants, affaiblit la confiance et la sécurité nationale. Parallèlement, les médias indépendants sont confrontés à une fragilité économique croissante.

L'autocensure a augmenté de plus de 60 %, sous l'effet de la crainte de représailles, du harcèlement en ligne, de l'intimidation judiciaire et des pressions économiques.

La liberté de la presse et le journalisme indépendant ne sont pas des enjeux sectoriels. Ce sont des forces d'avenir et des leviers transversaux au service de la paix, de la résilience et de lagouvernance démocratique. En favorisant l'accès à une information fiable, la redevabilité, le dialogue et la confiance, ils constituent des piliers essentiels de la paix, de la reprise économique, du développement durable et des droits humains.

Cette Journée mondiale de la liberté de la presse 2026 offre une occasion cruciale de réaffirmer la liberté d'expression et de rassembler les acteurs du journalisme, de la technologie (y compris l'IA) et des droits humain autour de solutions concrètes visant à renforcer les écosystèmes de l'information pour l'avenir.

Organisée à Lusaka, en Zambie, la Journée 2026 rassemble les défenseurs de la liberté de la presse et les communautés de défense des droits numériques à un moment où les frontières entre le journalisme, la technologie, l'espace civique et les droits humains sont de plus en plus entremêlées.

Historique et objectifs

Le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la en 1991. Ce fut également une réponse à l'appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la sur le pluralisme et l'indépendance des médias.

Le 3 mai rappelle aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse. C'est aussi une journée de réflexion entre professionnels des médias sur les questions de liberté de la presse et d'éthique professionnelle. Et c'est également l'occasion de :

  • de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse,
  • d'évaluer la liberté de la presse à travers le monde,
  • de défendre l'indépendance des médias et
  • de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur profession.

En tant qu’organisme des Nations Unies avec un mandat spécifique de promouvoir ? la libre circulation des idées par le mot et par l’image ?, l’ vise à favoriser la mise en place de médias libres, indépendants et pluralistes sous formes imprimées, diffusées ou en ligne. Ainsi, le développement des médias encourage la liberté d’expression et contribue au renforcement de la paix, du développement durable, des droits de l’homme et de la lutte contre la pauvreté.

Créé en 1997, ce prix est destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d'une manière notable à la défense ou à la promotion de la liberté de la presse dans le monde. Il est décerné tous les ans à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le prix est nommé en l'honneur de , journaliste colombien assassiné devant les bureaux de son journal El Espectador à Bogotá, Colombie, en 1986.

 

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.